
CORRECTION: Aurore Varre
Ils en parcourus, du chemin, les nivernais ! Avec un début en fin 80 avec une formation entièrement composés de percussions, jusqu’à aujourd’hui, avec des grattes, des chanteurs, des machines… Avec autant de concerts joués, de pays visités, de collab’ réalisés (Et plein d’autres rimes en é…), ça n’a rien d’étonnant de voir que la notoriété dont joui la bande n’est en rien volé.
Pour ma part, j’ai découvert les Tambours quand j’étais encore tout petit : Ma maman était une grande fan de la formation. Mon amour de la batterie (Voire des percussions en général) vient surement de là. En grandissant, j’ai un peu lâché l’affaire avec eux. Jusqu’à ce que j’entende l’album WOMP, Weapons of MassPercussion. Une tornade ! Et j’ai eu la chance de les voir défendre ce dernier en live lors du Motocultor 2018. Et en prime, avec Sepultura ! C’est là que je suis (re)tombé amoureux de ce projet.
Je les suis donc, via les réseaux, depuis ce moment. A chaque sortie, je sautais sur le titre dès que je pouvais.Vous imaginez que quand j’ai appris la sortie de leur EP The Wild Pack, j’ai sauté sur l’occasion !
(NDLR : L’EP est sortie le 25 Septembre dernier, mais le destin a fait que mon gros PC me lâche avec TOUT mes articles en cours ET toutes nos photos de nos concerts. Ca + le fait de retrouver un bon PC…j’étais joyeux, j’peux vous dire)
L’ouvrage s’ouvre sur « Whore » (Qui signifie littéralement « Sal* » ou « p* »). Autant dire que ça annonce la couleur : La voix de Renato avec des percussions qui tabassent direct. Mais vraiment direct : Pas de bonjour, ni merde, … Comme un uppercut qui te prévient que ce que tu es en train d’écouter va te retourner le crâne, sans retenu. D’autant que les différentes voix des s’alternent tout au long de ce son, avec des riffs accérés, … « Aucune échappatoire, tu vas y passer ! ». Comme ça que je la ressens. On enchaine sur une version alternative de « Am i dead enough ». Un autre registre, avec un côté bien indus’, techno,… bien spécifique à cette formation, d’ailleurs. Des voix, certes plus calmes, mais également plus intimidantes, des frappes portés sur les bidons beaucoup plus fortes, …
Mais le côté écrasant se fait d’avantage sentir avec « Echoes of Tommorrow ».Je sais pas si c’est la voix de Renato, mais celle là me fait énormément pensé à une zik de Dropdead Chaos. Qui est l’un des projets paralléles de Renato. Qui est un compliment, car je suis un énorme fan de DDC. Rien qu’avec ces trois là, nous avons une belle pallette d’influences, de nouveaux sons, … Ca vous dit qu’on retourne au commencement ? « Jungle Jazz ». J’ai tellement du taper du pied à chaque écoute que les taupes vivants dans mon jardin ont du croire qu’un séisme allé se produire. C’est un véritable retour aux fondamentaux avec tout les membres qui tabassent leurs fûts avec le plus de colère et de hargne possible. La encore, j’interprèrte ça comme les tambours de guerre des tribus qui annoncent le début d’une dure lutte. La lutte face à l’évolution du Mal avec un grand A.
« Evilution » apporte une touche de désespoir avec les intonations que prennent les voix lors du refrain. Et quand j’ai entendu et vu le clip de « We need Godz », je me suis demandé si les 2 n’étaient pas liés. Je m’explique: Avec « Evilution », le Mal évolue jusqu’à détruire la terre (Ou tout du moins, une bonne partie de l’humanité), et le peu de survivant essaie de comprendre cette situation en tentant de se convaincre qu’une « entité supérieur » pourrait les sauver de cette merde dans « We need Godz » (Au passage, le clip est parfait pour illustrer ce que je viens de dire). Bref, je me suis posé énormément de question concernant cet EP, et qui de mieux pour répondre à ces dernières que les Tambours eux mêmes ?

INTERVIEW:
Moi: Ok, on est avec Dom, des Tambours du Bronx. Première question, et pour moi c’est la plus importante, comment tu vas ?
Dom: Ca va plutôt pas mal. Il fait beau, c’est les avantages de la Nièvre
M: Vous avez sortis un nouvel EP, The Wild Pack, sorti le 25 Septembre (NDLR: J’ai été sans PC pendant un p’tit moment, je n’ai pas pu publié avant). Il a un côté bien Industriel, bien Electro… Et le clip que vous avez publié, « We need Godz » représente parfaitement ça. Qu’est ce qui vous a influencé pour ce titre ?
D: Difficile de répondre à cette question…En fait, si tu prends les Tambours du Bronx, on est une vingtaine, avec différents horizons musicaux, différents âges (Nos plus jeunes ont 21 et nos plus âgés ont un peu plus de 60), donc t’imagines que les influences sont diverses. Je dirais que sur ce morceaux, je pense, ou tout du moins j’espère, qu’on a appris de nos erreurs. C’est p’t’être un grand mot, mais on progresse en tout cas. On tâche de progresser. Quand on a fait un premier album Metal, c’était un album très compact. C’est un album dont on est assez fier. Mais tout se joue en même temps. Y’a de l’Electro, y’a de la percu’, y’a de ma guitare, mais tout se fait en même temps. Ce qu’on a essayé de faire, c’est de s’organiser pour laisser de la place à tout le monde. C’est pas évident en terme de mixage. On a essayé d’amener ça dans la composition. On va prendre un peu plus notre temps, mais on va dégager des passages pour chacun. Que chacun ait son moment de gloire en quelques sortes. Et « We need Godz » reflète un peu ça
M: Ce qui m’as aussi frappé, c’est que le clip représente parfaitement le groupe…
D: Tu fais bien d’en parler ! On est très très fier du clip et du morceau, qu’on a fait avec Mr. Cana du groupe Scarlean. Mais le problème, c’est que ce clip est trop violent… YouTube n’a pas du tout apprécié. Il est blacklisté. Il s’est passé deux choses. On a pas compris du tout: On a lancé le clip et on pensé qu’on allait faire fort, mais ça a été une catastrophe en terme de vue. YouTube l’a censuré, en fait. Le début, avec les missiles, c’est de la désinformation pour eux… Parce qu’une personne lambda qui regarde YouTube va penser qu’il y a une guerre nucléaire, ou autre… Et deuxièmement, les scènes de bagarres. Trop de violence… Ca a été notre premier déboire sur cet EP, mais après on a voulu clipper une lyrics vidéo sur « Whore » qui signifie p***. Mais là encore, YouTube n’as pas aimé, mais alors pas du tout ! On en est à 2 clips qui sont totalement censurés. Mais tu vas voir la p’tite série noire avec le clip de « Never Dead » avec Stéphane Buriez. On avait Sony en distribution y’a de ça quelques temps, et le système Sony, c’est qu’ils ont VEVO, et les clips sont hébergés par VEVO. Et depuis qu’on a quitté Sony, ils ont repris tout leur catalogue. Ils ont tout simplement tout effacés! « Never Dead » en clip n’existe plus ! Mais ça nous donnera l’occasion de refaire une version censuré comme pour « We need Godz »
(NDLR: Nous avons été rejoint par Renato)
M: Y’a plusieurs « remix » dans cet EP. Pourquoi ces morceaux là, et pas d’autres ?
D: On peut pas vraiment parler de Remix mais de réinterprétation. Par exemple, « Jungle Jazz », c’est un vieux morceau des Tambours, qu’on joue toujours. Et un moment, on s’est dit que le show Metal était très dense. En live, c’est violent, t’en prends plein la gueule. Et on s’est dit que ça serait pas mal, à la fois pour notre publique classique, et pour tout le monde d’avoir des zones plus reposantes dans les concerts. On s’est dit qu’on allait adapter ce morceau pour que ça a aère le set. C’est la première fois qu’on faisait un morceau comme ça, alors que ça fait des années qu’on le joue et qu’il cartonne. Les gens, métalleux ou pas, ils adorent ce passage. C’est un rappel de ce que les gens ont entendu sur scène depuis des années.
M: De mon côté, je vous ai découverts très jeune: Ma maman est de 70, et elle a grandi avec votre musique, votre première formation..
Renato: J’adore quand ça comme ça !
M: Et du coup, dès le berceau, j’ai écouté la première version des Tambours du Bronx. Et j’ai eu la chance de vous voir, pour la première fois en 2018, au Motocultor. Et j’avais été marqué par votre reprise de « Dragula » de Rob Zombie. C’est un morceau qui vous a marqué ?
D: Faut savoir que faire une reprise, c’est bien. Mais c’est toujours très difficile. Tu vas jamais faire mieux que l’original. Dans notre idée, faut qu’on trouve un morceau ou il y a de la place pour la percussion, et c’est pas évident. Et en plus, c’était une suggestion de Francky, qui disait que c’était un tube, que ça allait marcher: « Vous allez voir les gars, les gens seront à fond dedans ! ». Et il avait raison. Depuis les débuts des shows Metal, on termine le set par « Dragula », les gens attendent CE morceau. J’avoue que je préfère notre version…
R: Pour la petite histoire, quand j’ai débarqué dans les Tambours, juste un tout petit peu après la sortie de WOMP, ce titre, je ne m’y attendais mais pas du tout, et je ne l’avais pas réécouté depuis des années. J’en été hyper fan à l’époque parce qu’il était sur la BO de Matrix. Cette BO était incroyable: tout les morceaux qui sont dessus sont incroyables ! Je n’avais pas du tout réécouté ce titre, j’ai même oublié qu’il existé, jusqu’à ce que je monte sur scène avec les Tambours. Je me suis dis « Mais, pu****, « Dragula » quoi ! Avec plaisir, chantons donc ça ! »
M: Une autre reprise en prépa ?
R: Il va nous faire une proposition …
M: « Push it » de Static X
D: Faut que je la réécoute
R: Pour moi, c’est un oui, évidemment !
D: Pour ma part, c’est très personnel, j’aime partir d’un truc qui n’a rien à voir. Je trouve ça un peu délicat de prendre un titre Industriel pour en faire du Metal Industriel. Je préfère partir d’un morceau de Country, de Dance ou de n’importe quoi et d’en faire du Metal Industriel. Y’a un côté challenge et rassurant. Tu seras jamais en lutte avec l’original
R: Complètement d’accord avec toi. La preuve, j’ai repris du Arianna Grande version Metal y’a pas longtemps. A partir de là, j’ai plus peur de rien
M: Vos influences persos ?
D: Ouah, la question ! On parle pour tout le monde ? Les influences dans le groupe sont très vastes: Y’en a qui viennent du Metal, d’autre du Hardcore, quelque uns du Hip-Hop même.. Dans les plus âgés, t’en as qui sont Rock 60’ies, Punk 70’ies,… Prodigy est transgénérationnel, parce que c’est une influence énorme pour tout le monde
R: Prodigy, pareil. J’en ai bouffé toute ma jeunesse. J’suis extrêmement fan. En vrai, la musique typé Electro, c’est pas ma came sur le papier. Mais en fait, plus je vieillis, et plus les choses sont ma came, parce que moi, j’suis con… De base, c’est Pantera, par exemple. Tout est parti de Pantera. Toutes les déclinaisons. Pour moi, tout ce qui est Power Metal, tout ce qui est Thrash, c’est un Oui. Tout ce qui est Blues, c’est un oui. Tout ce qui Country, c’est un oui. Tout ce qui est Folk Music, c’est un oui…
M: Qu’est ce qui est Non, pour toi ?
R: Le Reggae. Ca, et la Hard Tech, la zik de teuf, ça me fait mal au cerveau…
M: Les répétitions, ça se passe comment ?
D: Y’en a pas
R: Ouais, j’ai jamais répété avec eux
D: On va mieux expliquer: Y’a des répét’ mais pas pour tout le monde. En musicien, on est 15, ou 16 ou 17, tout dépend de la formation. Mais déjà, on est trop nombreux. Trop compliqué d’avoir tout le monde en même temps. Donc on se sépare, on se cloisonne. Par exemple, notre lieu de répétition, notre QG, c’est une usine située en rase campagne, donc ça va, y’a pas trop de voisin. Donc dans le hangar, y’a les bidons qui répètent sur bande, ça veut dire que toute la partie Metal et Electro est joué en sono derrière. Pour les guitares, on a un studio ou on travaille nous même sur bande. Francky répète chez lui. Les chanteurs ne répètent pas. Si vraiment on doit répéter un morceau, parce qu’il est tout neuf, on va essayer de le faire en balance. Les résidences, ça compte aussi. Reno et Stef en ont déjà fait. Quand il y a une refonte de show, ou qu’il y a des choses à vraiment bossés, t’as toute l’équipe qui arrive à se réunir. A l’origine du show Metal, Stef et Reno sont venus chez nous, on a enregistré les chants, on a fait une ou deux répét’ dans le hangar,… C’était pas des conditions génial. Ils se sont rendus compte qu’ils s’entendaient pas chanter avec tout le bruit derrière. Après on a fait une mini résidence, avec une sono de salle des fêtes dans une salle des fêtes, et ils s’entendaient toujours pas… Pour Evilution, on a fait une vraie résidence du côté de Clermont-Ferrand. C’était pas mal. Mais quand ils sont arrivés dans le grand bain, ils étaient à poil, comme Renato
R: Pas de soucis là dessus !
M: Un endroit ou vous aimeriez jouer ?
D: J’vais lancer mon p’tit Joker: le Hellfest !
R: Le Canada, le Japon, … Mais on est nombreux, donc c’est une prise de risque..
M: Un groupe avec qui vous aimeriez partager une affiche ?
R: PANTERA !! Pardon, ça sort tout seul à chaque fois… Désolé…
D: Y’en a trop…
M: Votre meilleur souvenir sur scène ?
D: Le Rock in Rio. Avec Sepultura ET Mike Patton qui nous a rejoint sur scène ! C’était sur « Roots » en plus ! J’ai même fais certifié la set liste par Mike Patton, parce que sinon, personne n’allait me croire…
R: L’opéra de Nice. C’était dingue… Même si y’avait pas Mike Patton !
M: Mais y’avait Heart Attack quand même ! Un gros coucou à Kevin si tu lis l’interview…
R: Ouais, un gros bisou à Kevin Geyer !
M: Messieurs, un gros merci à vous deux pour votre temps. Un p’tit mot pour la fin ?
D: Un gros merci à toi !
R: Venez nous voir en live ! Vous prendre la grosse pression sonore en live !






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