
Correction et photos: Aurore Varre
Je vais commencer par une phrase que je dis souvent: Soutenez votre scène locale ! La preuve, vous pouvez passer de super soirées, comme ce fut mon cas ce 28 Février dernier.
Direction le Pacbo de Orchies pour la release party de Backfire, le dernier EP en date du groupe de Groove Metal nordiste, Stoutness. Très belle salle qui accueille (entre autres) le Rock’n Potes festival…et où j’ai perdu un coude y’a de ça quelques années… Nous sommes arrivés sur place une trentaine de minutes. Un super accueil, comme toujours. Y’avait même un toutou qui nous a dit bonjour ! Si ! C’est important de le préciser !

Nous nous sommes placés au premier rang, pile en face du milieu de la scène pour assister au show de Black Hazard, groupe de Heavy Rock. Nickel pour entamer les hostilités. Etant au premier rang, nous avons pu en profiter autant qu’on voulait. Et vu le niveau des zikos, on s’est bien régalé. Juste après leur show, j’ai pu m’entretenir avec la bande pour une interview. Des mecs, ma foi, fort sympa !
INTERVIEW: Black Hazard
Grizzly: Ok, on est avec Black Hazard, au Pacbo d’Orchies. Première question, les gars, et pour moi c’est la plus importante: Comment vous allez ?
Black Harard: Ça va extraordinairement bien !
G: Ce soir, on est à la release Party de Stoutness, et vous venez juste de descendre de scène. Y’avait une p’tite pression ?
BH: Toujours. Mais ça reste du bon stress ?
G: C’est la première fois que vous jouez ici ?
BH: Oui pour certains, et non pour d’autres. On a fait le Rock’n Potes en 2023
G: Vous avez pensé quoi de l’ambiance de ce soir ?
BH: C’était nickel. Les conditions étaient parfaites. Une belle salle avec un bon son qui ronfle bien. En plus, les gens ont joué le jeu, ils sont venus dès 20 heures. Une super orga aussi: Tout est carré, tout est respecté. Suffit qu’on ait besoin d’un truc, tu le demandes et tu l’as de suite. Merci Stoutness.
G: Un peu de pub pour la salle, ça fait pas de mal ! D’autant que je fais partie de ceux qui disent haut et fort « Soutenez votre scène musicale locale »…
BH: C’est exactement ce qu’on voulu faire les Stoutness ce soir. Profiter du lieu et inviter des groupes locaux
G: Vous êtes des auditeurs de Stoutness et de Dear Liars ?
BH: Ah oui, carrément. Tous les groupes locaux nous intéressent par définition. Pour info, je fais partie des Chariots Furieux, et on avait programmé Dear Liars, l’an dernier, et Stoutness en 2024, qui avait remporté le tremplin là on les reprogramme pour notre second festival: Le Skate & Zik
G: Vous avez des dates à venir ?
BH: On a le 25 Avril au Handirock Bike Fest, et avant ça le 3, au Divernia Festival. Ça sera notre première fois en tête d’affiche. Plus loin, on a les Vieux Carbus, le 24 Mai, et le 26 Juin, le Barb’nRock Festival
G: Et au niveau de vos influences musicales à chacun ?
BH: Pour moi, c’est tout ce qui est Rock américain. Clutch, Nickelback… Je pioche pas mal là-dedans
-J’suis plus dans le Stoner et le Desert Rock: les gros sons bien Fuzz avec 1000Mods, tout ça. Après, je reste ouvert à tout. Comme le Hardcore, par exemple
–Led Zep‘, pour moi. Extreme, aussi. En fait j’suis resté bloqué dans les vieilles années. J’écoute pas forcément de Metal. C’est eux qui me font découvrir leurs groupes
– Et pour moi, c’est le Nu Metal. Korn, Deftones, Limp Bizkit,… C’est ça que j’écoute 80% du temps
G: Comment est né le groupe ?
BH: Le traditionnel « Jouer entre copains ». Ça remonte déjà. C’était lors d’une soirée, ou on a plus bu des bières que jouer, en fait
G: Un groupe avec qui vous aimeriez partager une affiche ?
BH: Y’en a trop ! Clutch, évidemment
G: Et en termes d’endroit ?
BH: Le Bataclan ! (Sans hésitation) Mais aussi l’Ancienne Belgique
G: Des sons qui arrivent prochainement ?
BH: On est en train de construire le deuxième album. Pas vraiment de date là-dessus.
G: Un p’tit mot pour la fin ?
BH: Pull en laine





Second show, Dear Liars. Faut savoir que j’ai une histoire particulière avec ce groupe… dans le sens ou j’suis un gros fan, mais à chaque fois que j’ai voulu les voir, il m’est arrivé une merde. Première fois, j’ai perdu un bras. Deuxième fois, j’ai perdu une voiture… Bon, j’ai tout de même réussi à avoir une super interview avec eux. Mais en allant les voir, je me demandais qu’est ce qui allait m’arriver ce coup-ci. Comment ça j’suis parano ?
Au final, j’en suis bien ressorti avec quelque chose: Un mal de nuque à force de headbanger. Une énergie débordante, combinées à un son et un jeu de lumière aux petits oignons… Qu’une seule envie: les revoir. Je leur adresse, d’ailleurs, un énorme merci pour les dédicaces …et le fait qu’ils se soient foutues de ma gueule en repensant à ma chute lors de notre première rencontre.




Dernier show et non des moindres: Stoutness. J’avais déjà eu l’occasion de voir le quatuor avant cette date, et je me souviens d’avoir pris une sacrée branlée. J’avais hâte de voir ce que donner leur dernier EP en live. Nous avons pu nous placer comme il faut pour apprécier le set. D’ailleurs, j’ai été hypnotisé par les deux écrans qui diffusaient des images de différents films de zombies. Oui, je suis fan de cinéma d’horreur. Et la bande a même enfoncé le clou en entrant sur la BO de 28 jours plus tard, qui est un des meilleurs films de ce genre. Après, ça reste un avis perso.

Par contre ce qui a mis tout le monde d’accord, c’est le Show des Stoutness: Une explosion de riffs avec des gars qui avaient la banane jusqu’aux oreilles ! J’ai pu parler un peu avec Loug, chanteur/bassiste, lors de l’ouverture des portes, qui m’a dit que la pression était palpable. Ouais bin vu l’énergie que les zikos ont déployés sur scène, je pense que la pression a été annihilée très rapidement ! En somme, ce fut une excellente soirée avec des groupes bien motivés, qui nous ont régalés de A à Z. Un énorme merci à eux !






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