
Grizzly: Ok, on est avec Romain de Aksis. Première question, et pour moi, c’est la plus importante. Comment tu vas ?
Romain: Ça va super, merci
G: Prochainement, y’a une grosse date pour ton groupe, Aksis, qui se déroulera au Black Lab, le 3 Mars prochain. Tu peux nous dire plus ?
R: C’est une date qu’on va partager avec Dope4Mind, groupe qui nous a été associé lors de nos inscriptions avec les équipes du Black Lab. De base, on a toujours répété là-bas, et faut savoir que tous les mardis soir, ils organisent des scènes ouvertes. Ils sélectionnent deux groupes qui peuvent jouer une heure maximum. C’est réservé aux groupes qui répètent là-bas, et c’est totalement gratuit.
G: J’ai l’impression que Aksis est plus un projet perso…
R: Alors, oui et non. Aksis, c’est aussi mon nom d’artiste. Ça a commencé par un projet pero. C’était plus une sorte d’œuvre qu’un groupe de musique. J’ai toujours voulu écrire des choses que j’avais sur le cœur, que ça soit personnel ou non. Mais toujours dans l’introspectif. Et ça a pris de l’ampleur. Pas communautairement, mais c’est encore en train de progresser, doucement, mais sûrement. J’essaie de m’exprimer sur plein de points tout en restant cohérent. On a une grosse direction artistique que je nourris chaque jours. Et c’est pour ça que, aujourd’hui, je ne peux pas différencier l’artiste de la personne, car les deux sont la même personne, moi. Tout ce que je dis, tout ce que je fais, que ça soit sur scène, en loge, etc… C’est la même personne.
G: Quelles ont été tes influences pour ce projet ?
R: Mes influences principales, forcément, y’a Marilyn Manson, qui a été le pilier dans ma construction musicale quand j’ai commencé la musique, vers mes 17 ans. Après y’a d’autres comme Nine Inch Nails qui m’a bercé dans l’idée de faire de la musique. Mais je fais en sorte d’avoir plusieurs styles, plusieurs milieux artistiques en une, pour chaque album. Ça va être plus expérimental comme on l’a vu avec 12, et le dernier en date, Vox Obscura, est plus du côté Goth Pop et Synthwave. Dans les influences qu’on aura sur cet album, y’aura du Depeche Mode, du The Cure, du Soft Cell.
G: A part la date au Black Lab, tu en as d’autres à annoncer ?
R: Pour le moment, on a des pistes. C’est surtout des dossiers de candidatures qu’on a déposé pour qu’on puisse faire le maximum de dates. Je pense que certaines salles ne seraient pas réticentes, mais le but n’est pas d’arriver en mode touriste. Le but, c’est d’accompagner le public et la salle qui organise dans notre univers. Leur faire comprendre qu’on est pas là juste pour faire de la musique, mais qu’on est là pour faire quelque chose qui restera dans leurs mémoires.
G: Des groupes avec lesquels tu aimerais partager une affiche ?
R: Y’en a beaucoup, mais en même temps c’est difficile, parce qu’on joue pas dans la même cours en fait. Je me vois pas faire la première partie de Rammstein, à part pour fantasmer, bien sûr. Mais tu vois, par exemple, je ne voudrais pas faire la première partie de Manson. Parce qu’on m’a toujours comparé à lui, et encore aujourd’hui, avec ce qu’on propose, on peut dire que ça fait penser à. C’est pas une mauvaise chose, loin de là, c’est un peu mon papa musical, mais on a pas forcément envie de travailler avec son papa, quoi. En groupe français, y’a Sinistre Rose que j’ai pu voir sur scène et avec qui j’ai pu parler, mais le problème c’est qu’on ne pratique pas le même style. Ça peut se proposer, à voir avec le public.
G: Et en terme d’endroit ?
R: J’aimerais bien refaire l’Aeronef (Lille). Je m’y suis inscrit y’a pas mal de temps, mais le truc, c’est que la formation actuelle est très récente. On a pas vraiment la possibilité de monter sur leur petite scène. J’avais fait l’Aeronef une fois avec l’Aeronef Campus Tour, lors de la première édition. J’ai eu la chance d’être sélectionné pour jouer avec le mega groupe d’étudiants. Ensuite, y’a la Malterie aussi (Lille) qui est réputé pour faire passer de la musique un peu plus Underground. Aussi le Bistrot StSo, la Brat Cave ou j’ai découvert pas mal de groupes émergent.
G: On parle de Metal depuis tout à l’heure, mais à part ça, tu écoutes d’autres styles ?
R: J’écoute de la Synthwave, forcément. J’suis pas vraiment Classic Rock, mais classique tout court, comme Wagner, j’en écoute. Beaucoup de David Bowie qui fait partie de mes inspirations. Un peu de tout, en fait
G: Comment est né le line-up actuel ?
R: C’est très compliqué.. On est deux membres de base. J’ai commencé mon projet en 2020, j’écrivais énormément de textes, et j’en ai encore beaucoup de côté. Puis, y’a eu un événement dans ma vie où j’ai eu besoin d’exprimer ces textes en chanson. Parce qu’en fait, je ne savais pas chanter, j’ai appris sur le tas. Et j’ai Anton qui m’a rejoint qui est un ami que j’ai rencontré sur Instagram. Nos liens se sont très vite attachés. On est un peu comme 2 frères spirituels. Et après ça, y’a eu un assez gros bordel, on peut le dire comme ça. Parce qu’il me fallait un guitariste, et Anton, lui, est bassiste, d’autant qu’il habite Bordeaux donc, c’était du travail à distance. J’ai un guitariste qui habitait à côté de chez moi avec qui on a composé le premier album. J’étais pas 100% satisfait. Ensuite, ça a été un guitariste que j’ai rencontré à la FAC qui nous a accompagnés pendant plusieurs mois, puis un batteur qui est mon meilleur ami. Le souci, c’est qu’avec les études, le travail, tout ça, on a splitté. Suite à ça, y’a Samuel, avec qui j’ai joué à l’Aeronef qui a répondu à mon SOS, qui est devenu mon batteur. Puis à partir de là, j’ai publié que je recherchais un guitariste, et j’ai reçu deux candidatures, et les deux avaient de très bons niveaux. Et l’avantage était que l’un était soliste et l’autre rythmique. Donc plutôt que d’en sélectionner qu’un seul, j’ai organisé une répétition avec les deux qui s’est super bien passé. Anton est remonté dans le Nord, donc voilà. C’est pas qu’un groupe, on est une bande de potes.
G: Des nouveaux sons qui arrivent ?
R: Oui, on a « On the other side of the wall » qui arrive mais je n’ai pas vraiment de dates. Un nouvel album aussi, mais je peux pas te dire quand.
G: Romain, je te remercie énormément pour le temps que tu m’as accordé.
R: Avec grand plaisir, merci à toi pour l’interview !
G: Un p’tit mot pour la fin ?
R: Vive le Rock’n Roll, vive le sexe, et vive la drogue…avec modération !






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