
On peut dire ce qu’on veut mais chez le label nantais, Frozen Records, y’a du beau monde ! La preuve en est avec The Ascending. Groupe relativement récent qui nous délivre un univers musical des plus prenants avec un savant mélange de divers horizons. J’ai découvert la bande lors de mon écoute des différents noms proposés pour la dernière édition du SLBFest. Et j’ai été sous le charme dès la première écoute. C’est également lors de ce festival que j’ai eu la chance d’interviewer les nantais
INTERVIEW :
Moi : Ok, on est avec The Ascending au SLBFest. Première question, et pour moi, c’est la plus importante, comment ça va aujourd’hui ?
The Ascending : Super ! Déjà, merci à toi pour l’interview. On est super content d’être là. Le festival est hyper cool, l’accueil est mortel
M : C’est la première fois que vous jouez ici ?
TA : Tout à fait ! Thomas nous avait contacté y’a deux ans et demi pour qu’on joue l’année dernière, mais ça n’avait pas pu se faire. Mais là, on est hyper content de jouer pour la première fois dans le Nord
M : Vous faites tous parti d’autres groupes de musique…
TA : Oui. On a joué avec Moor, Alex et moi, tout à l’heure, qui est un projet un peu plus électro, Cold Wave spécial années 80, on va dire. Pour tous les fans de Depech Mode, Eurythmics, …
M : C’est pas trop dur de jongler avec plusieurs groupes ?
TA : Non justement. C’est trop cool, parce que moi, personnellement, j’aime beaucoup de styles de musique différents. Ressentir plein de choses, d’émotions différentes dans ce que j’écoute. Et justement, avoir des projets différents, pour moi, ça se complète. C’est un tout. Je ressens des émotions qui n’ont rien à voir entre Stinky et The Ascending. Ça m’apprend aussi beaucoup de choses, que ça soit humainement ou musicalement. Le fait de travailler avec des personnes d’horizons différents, ça forge. Ça fait apprendre plein de choses.
M : Vous êtes de Nantes, et, pour avoir vécu là bas quelques années, je sais que la scène musicale nantaise est très riche. Vous venez tous de cette scène ?
TA : Alors, en fait, à la base ce projet de groupe vient d’une extension de mon projet solo. J’étais en studio pour enregistrer 2 morceaux et j’avais prévu de faire des samples, une batterie programmée … Tout en one man band, en fait. Mais après l’enregistrement, on s’est dit que ça sonnerait mieux avec des vrais musiciens. Et vu qu’on avait le budget pour le faire, je me suis dit « vas-y, j’appelle les copains et les copines » et on s’est tous retrouvés pour enregistrer ces deux morceaux. Et on s’est tellement bien entendu, ça a tellement bien matché entre nous qu’on s’est dit « Pourquoi on continuerait pas ? »
M : Vous aviez eu une proposition pour jouer auparavant, mais en dehors de ça, vous en connaissiez l’existence ?
TA : Alors, non. Du tout. Mais en tout cas, c’est un bel événement. On sent que ce sont des personnes passionnées qui le gère. Même les gens en fait. Au delà de l’amour de la musique, on voit bien que, humainement, c’est vraiment de belles personnes. On a été hyper bien accueillis, c’est hyper chaleureux. Là, les conditions sont quand même difficiles, mais y’a tout de même une communication en permanence avec nous. Les bénévoles ont l’air super soudés aussi et ça fait du bien de voir des événements comme ça.
M : De nouvelles sorties prochainement ?
TA : Alors, ça fait à peine un an qu’on travaille sur un format acoustique ou on reprend nos morceaux de manières plus tranquilles. Sans énergie Rock, on va dire. On réfléchit à ça. On a déjà 2 ou 3 morceaux dans les starts et faut qu’on se concentre là dessus.
M : Vous avez regardé l’affiche du SLB ?
TA : Ouais ! Y’a les potes de Djiin qu’on connaît depuis des années. J’aimerais bien voir aussi ce que ça donne, Madam.
M : Des dates prochainement ?
TA : Pas pour le moment, non. On rentre justement en phase d’enregistrement. Ca va peut être amener de la date en peu plus intimiste. Parce que trouver des grosses dates, à 6, certains festivals n’ont pas forcément le budget. Mais avec ce format un peu plus intimiste, on pourrait trouver des dates dans des lieux plus petit.
M : Un groupe avec qui vous aimeriez partager une affiche ?
TA : Y’en a plein ! Moi ça serait Dool. Qui a des histoires et des thèmes qui me parle beaucoup. J’aimerais bien Ezekiel aussi, qui est un groupe de Tours. Ils ont commencé par de la Dub avant de vriller sur un truc Post-Rock. Un mélange des deux.
M : Ça va peut être vous paraître bizarre, mais je trouve que vos sons iraient super bien en tant que BO de film …
TA : Non du tout ! Beaucoup de personnes nous le disent. Pour la p’tite anecdote, je viens de commencer un nouveau taff, et mes collègues m’ont demandés c’était quoi les groupes dans lesquels je jouais, et du coup, je leur ai fait écouter The Ascending. Mais sans leur dire. J’ai mis ça comme ça sans leur dire le nom du groupe. J’avais mis « Circles in the same Sky ». Ils ont commencé à dire « Ah mais si, je connais ça, c’est dans un film » avant de me dire « Attends, mais c’est le groupe dans lequel tu joues? ». C’était énorme, leurs réactions !
M : Et vos influences musicales personnelles ?
TA : Y’en a tellement aussi ! Si je devais en citer qu’un, ça serait Nine Inch Nails. Indus’ mais pas que, avec un côté un peu Trip-Hop. Ça me fait bien voyager, ce qu’ils font.
-La première artiste qui me vient en tête, c’est Tracy Chapman. Ça remonte a très longtemps
-Vu qu’on remonte loin, moi, ça serait James Brown. La première fois que j’ai écouté ça, ça m’a explosé le cerveau. C’est vraiment la Funk qui m’a fait découvrir et aimer la musique. A l’époque, j’avais une vieille cassette Best Of James Brown, et je l’ai poncé de ouf !
-Pour moi, à la base, c’était Bruce Springsteen. Quand j’étais gosse. Par la suite, quand j’étais ado, c’était Social Distortion. Encore plus tard, ça a été Chelsea Wolf… Enfin voilà, y’a plein de styles. Pas mal de Pop, aussi
-Pour moi, c’était plus Led Zep’, Jeff Beck qui m’ont fait aimé la musique quand j’avais 10 ou 11 ans. J’vais dire un truc hors sujet, mais à cette période, t’avais aussi un groupe australien qui s’appelait The Hanson. Les gars, ils devaient avoir 12 ou 14 piges, et le batteur, il envoyait, quoi
M : Un p’tit mot pour la fin ?
TA : Force au SLB et un grand merci à toi pour nous avoir donné la parole !







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