Le groupe Président est en train de devenir l’un des noms les plus intrigants du metal britannique en 2025. Leur premier EP, King of Terrors, marque une arrivée aussi brutale qu’inattendue sur une scène déjà saturée, mais rarement aussi théâtrale. Leur tout premier concert, donné au Download Festival cette année, a fait l’effet d’une déflagration : une esthétique immédiatement comparée à Ghost, mais un son qui lorgne plutôt du côté de Bad Omens ou Sleep Token, avec une touche metalcore bien affirmée.

Apparu de nulle part, Président joue à fond la carte de l’anonymat. Masques costumes d’un cabinet présidentiel en grande cérémonie : le groupe soigne son image et cultive le secret. Les spéculations vont bon train, certains soupçonnant la présence de Charlie Simpson (Busted/Fightstar), mais rien n’a été confirmé.

King of Terrors : un premier EP

Avec seulement six titres, l’EP ne perd pas de temps, chaque morceau est pensé comme un acte d’une pièce sombre et intense :

In The Name Of The Father : Le morceau-phare. Charge frontale contre l’endoctrinement religieux, riffs massifs et refrain pensé pour les foules. une petite pensée à Sleep Token, mais bon la voix est plus rageuse, impose une identité propre.

Fearless: un morceau qui reste en tête, dans la lignée d’Architects ou Bring Me The Horizon. Efficace, mais plus attendu.

Rage: Véritable OVNI de l’EP. Inspiré du poème Do Not Go Gentle Into That Good Night de Dylan Thomas, du metalcore et nappes électroniques hypnotiques, preuve de l’ambition du groupe de dépasser les codes du genre.

Destroy Me: Dispo en music video, et un retour à la brutalité pure sur les relations toxiques et l’autodestruction. Presque inconfortable!

Dionysus : Un morceau qui reste en tête! Déjà culte ?

Conclave: Clôture surprenante : minimaliste, fragile, presque ambient. Une respiration mélancolique avant le silence.

Bref, le phénomène prend de l’ampleur : le vinyle est déjà épuisé, et la tournée européenne de 2026 affiche complet. Les réactions sont partagées : certains reprochent au groupe de trop s’inspirer de ses aînés, d’autres saluent la fraîcheur et l’audace du projet.

Et ça marche, King of Terrors surprend parce qu’il reprend tous les codes du metal moderne… pour mieux les détourner. Derrière les masques, Président ne se contente pas de jouer : il met en scène. Et dans un genre parfois étouffé par ses propres clichés, cette dose de théâtralité et de mystère est peut-être exactement ce dont le public avait besoin! Fragilité inattendue. Président pourrait bien devenir l’une des figures majeures de la nouvelle vague metal britannique.

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