La fatigue se fait sentir et mon appareil photo affiche déjà un nombre de clichés record. Mais l’énergie et l’envie, elles, sont toujours là pour cette ultime journée marathon.

Le coup d’envoi est donné par Ensiferum, figure incontournable du folk metal finlandais. Le groupe a pourtant dû affronter un contre-temps de taille : leurs instruments sont restés coincés à l’aéroport. Résultat, un set improvisé avec du matériel prêté et une setlist revue à la dernière minute. Un défi que les Finlandais ont relevé avec une aisance déconcertante, prouvant qu’aucun imprévu n’entame leur puissance scénique.

ENSIFERUM

Après l’excellente prestation des Finlandais d’Ensiferum, place aux vétérans américains de Exhorder. Le contraste est saisissant : là où Ensiferum avait captivé par sa puissance épique et son folk metal envoûtant, Exhorder impose un thrash métal old-school, brut et sans concession. Chaque riff tranche, la batterie martèle et le groupe ne laisse aucun répit au public.

Malgré cette énergie sauvage, la précision est remarquable : rien n’est laissé au hasard. Les vétérans américains montrent qu’après toutes ces années, leur maîtrise et leur intensité restent intactes. Même depuis la fosse, on sent l’air vibrer au rythme des morceaux emblématiques et chaque mosh est un rappel que le thrash conserve tout son pouvoir, autant destructeur que jubilatoire.

EXHORDER

Place maintenant aux Américains de Fear Factory, pionniers du metal industriel. Sans surprise, le public répond présent en masse. Pour beaucoup, dont moi, c’est l’occasion de les découvrir enfin en live après des années à les écouter. Et le verdict est sans appel : l’ambiance est électrique. Forts de 35 ans d’expériences, les musiciens déroulent un show parfaitement maîtrisé, millimétré, où chaque titre frappe juste. Tout est rodé et ça se ressent.

FEAR FACTORY

Journée marathon sur les Main Stages, avec pour objectif de voir un maximum de groupes, impossible de manquer Primordial, les icônes du black metal irlandais. Dès les premières notes, le ton est donné : le chanteur, corde au cou, impose une présence scénique saisissante. La lourdeur et l’intensité de la musique happent immédiatement et même derrière mon appareil photo, je reste impressionné par l’énergie qui se dégage de la scène.

PRIMORDIAL

Après ce concert intense, le palpitant s’accélère : place aux Marseillais de Landmvrks. Leur dernier album est une véritable réussite et je me considère comme un fan conquis. La foule s’est massée devant la scène, prête à exploser. Dès le premier morceau, Creature, le groupe frappe fort : le public répond instantanément, l’ambiance est électrique. J’ai terriblement envie de me mêler à la masse… et je m’y précipiterai juste après avoir capturé quelques clichés.

LANDMVRKS

Quand je vous dis que j’allais y aller ! Évidemment, avec mon petit appareil photo… qui, une fois de plus, n’a pas trop apprécié le nuage de poussière soulevé par le public. Merci Landmvrks pour ce concert mémorable ! J’ai hâte de les retrouver en salle cet hiver.

Une petite pause s’impose ensuite : un moment pour se restaurer et retrouver un peu de fraîcheur avant d’attaquer la suite de la soirée. Je profite de ce temps pour me poser devant Harakiri for the Sky, sans appareil photo cette fois. Besoin de repos et surtout de savourer pleinement chaque note.

Après ce moment de pause, la tension remonte : place à Blind Guardian, les maîtres du power metal allemand. Dès les premières notes, le public est en transe, chante en choeur chaque parole, chaque morceau résonne comme un hymne. Derrière mon appareil photo, je tente de capturer ce que je vis, mais rien ne vaut l’expérience en direct : la magie de Blind Guardian se vit pleinement, chaque détail compte, chaque riff électrise.

BLIND GUARDIAN

Le concert touche à sa fin et déjà je regrette que ce moment s’achève. Dans toute leur puissance, Blind Guardian ont su laisser place à la douceur, notamment à travers leurs ballades, offrant un contraste saisissant avec l’intensité des morceaux épiques. C’était une véritable parenthèse dans cette journée marathon, un instant suspendu qui restera gravé dans ma mémoire.

Le groupe suivant est également allemand et ça s’entend immédiatement. Kanonfieber propose un spectacle étonnant : tenue militaire allemande de la Première Guerre mondiale, mise en scène évoquant un véritable tableau de guerre. Je reste un peu en retrait, déjà en train de me placer pour le groupe suivant, mais je réussi tout de même à capturer quelques clichés de cette performance singulière. Ça explose, des flammes de partout, je distingue même la proue d’un navire sur scène. J’ai hâte de les découvrir à un autre moment.

KANONFIEBER

À présent, l’ambiance change complètement : tous les photographes sont sur le qui‑vive. Nous sommes une soixantaine‑dix dans l’arène, avec très peu de temps pour capturer nos clichés. Mais pour qui ? Machine Head est sur scène ce soir ! Et tout le monde le sait : ça va chauffer.

Et c’est incroyable. Robb Flynn captive immédiatement : son charisme, sa voix puissante et sa gestuelle hypnotique en font un véritable aimant sur scène. Je me faufile dans le Pit pour terminer mes photos, et je finis par me laisser emporter : pogoter, sauter, profiter de chaque riff… un pur moment d’éclate.

MACHINE HEAD

Et voilà, le marathon touche à sa fin. Trois jours de concerts, de moments intenses, d’énergie pure et de souvenirs gravés à jamais derrière mon appareil photo. La fatigue se fait sentir, mais la satisfaction est immense : chaque groupe, chaque riff, chaque frisson en valait la peine.

Merci à vous, lecteurs, d’avoir pris le temps de me suivre dans ce carnet de route musical. J’espère que vous avez ressenti, ne serait‑ce qu’un instant, l’ambiance, l’adrénaline et la passion de ces trois jours de festival. Rendez‑vous bientôt pour de nouvelles aventures musicales… et, je l’espère, autant d’émotions à partager !

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