Une soirée mémorable ! Ayant grandi avec un papa ultra fan de Dire Straits (Ce qui m’a certainement transmis ma passion de la musique), adorant la virtuosité musicale et ayant vécu mon enfance à Bouchain, je ne pouvais pas rater ce show.

C’est également dans l’optique de cet événement que je me suis permis de contacter le tribute band Telegraph Road via mail, afin de savoir si une interview était possible. Ce qu’ils ont accepté des plus volontiers. Un grand merci à eux.

Nous sommes arrivés à l’espace Michel Caron de Bouchain assez tôt. Ce qui nous a permis, ma femme et moi, d’assister aux balances du groupe. Rien que là, je n’avais qu’une hâte, c’était de voir le live en lui même. Et ce fut un véritable régal : 1h30 de show avec des musiciens d’une virtuosité de dingue.

Et le tout avec un public réceptif (Pas mal de personnes se sont pris au jeu d’aller danser devant le groupe) et une salle à la qualité sonore indéniable. Je n’ai littéralement pas vu le temps passé tant j’ai voyagé. Je tiens à remercier Telegraph Road et la municipalité de Bouchain pour cette soirée qui restera gravé dans ma mémoire

INTERVIEW :

Moi : Ok, on est avec Xavier et Mike. Première question, les gars, et pour moi, c’est la plus importante : Comment vous allez ?

Xavier : Parfaitement bien. Il fait beau, il fait chaud

Mike : On est au top. On pourrait pas être mieux

Moi : C’est la première fois que vous jouez dans le Nord ?

X : Non. On avait joué à Hazebrouck y’a 3 ans. Mais c’est vrai qu’on est pas trop monté dans le Nord pour l’instant

Moi : Ça fait combien de temps que le groupe existe et comment il a été créé ?

X : C’est une longue histoire. Officiellement, on a démarré en 2017. Les premiers concerts étaient en Janvier 2017. Moi, j’avais déjà essayé de monter le groupe en 2010. Une première version d’essais avec des musiciens que j’avais pris parmi les copains. Mais c’était un peu mort dans l’œuf pour des questions d’investissement de chacun, et moi , qui avais pas encore bien pensé le truc. Donc je m’y suis recollé quelques années après. Ça devait être en 2015 ou en 2016

Moi : Mis à part Dire Straits, quels sont les groupes et les artistes qui vous ont motivés à monter ce groupe ?

X : Très paradoxalement, moi j’ai fait beaucoup de Metal. Ca a pas vraiment de lien si ce n’est que dans les groupes que j’ai beaucoup écouté comme Dimmu Borgir ou tous ces groupes où il y a beaucoup de claviers, une grosse richesse à ce niveau, et étant, moi même, un gros fan de Dire Straits, voilà… J’ai beaucoup écouté, quand j’étais plus jeune, de la variété française, comme Goldman. Toujours quand y’avait beaucoup de claviers, beaucoup d’arrangements. Des arrangements très précis, la finesse des arrangements de clavier, ça a toujours été mon moteur. Dans Dire Straits, ça a toujours été des arrangements très poussés.

Mike : Moi ça va être l’aspect guitaristique. L’influence de tout ce qui a inspiré Mark Knopfler. C’est à dire le Blues, la Country, le Jazz… J’ai toujours été influencé par des guitaristes qui faisaient chanter la guitare plutôt que leurs propres voix. Donc, beaucoup de Blues Man anglais. J’ai pas mal joué aussi sur la scène Blues française et européenne. J’aime le côté chant et un peu improvisé de la guitare qui fait que c’est différent. Et je m’y retrouve beaucoup dans Dire Straits. Ce croisement entre la précision des arrangements généraux, avec cette liberté, cette fraicheur dedans…

Moi : Question difficile : Est-ce qu’il y a un morceau dans la discographie de Dire Straits que vous appréciez plus que les autres ?

X : Alors, à écouter, j’adore « Telegraph Road ». C’est 14 minutes de pur bonheur : Tout est à sa place, y’a rien qui dépasse.. C’est une espèce de… perfection. Du début jusqu’à la fin. A jouer, et paradoxalement, c’est un morceau que j’aimais pas au début de ma découverte de Dire Straits, c’est « Romeo & Juliet ». Il ne me parlait pas plus que ça. Et le jour où j’ai commencé à le bosser au clavier, j’ai adhéré de suite. J’adore ce titre : il est tout en nuances avec des moments où ça envoie un peu plus, et des moments ou on redescend, ou ça s’apaise. C’est royal. J’adore jouer ce morceau.

Mike : Moi, c’est l’inverse : « Romeo & Juliet » m’a toujours touché dès le départ par la manière dont une chanson d’amour peut vraiment tourner d’une manière imprévue. C’est une chanson d’amour mais y’a aucun élément d’une chanson d’amour dedans. Et à jouer, ça dépend de l’humeur en fait. Chaque chanson à une histoire, donc au départ de chaque chanson, je me mets dans l’humeur

Moi : Personnellement, ma préférée est « Brothers in Arms ». Je sais pas si elle vous parle…

X : Ouais, le texte est fort. Il est très prenant. Ça parle de la guerre des Malouines, donc y’a un côté vraiment tordu. Très chouette à jouer. Il paraît un peu improbable, pas très compliqué mais si t’y mets pas la bonne humeur et le bon esprit… tu te plantes

Mike : C’est un des rares morceaux ou, vraiment, je prends une inspiration au moment de commencer, parce qu’on sent comme un souffle dans la salle quand les premières notes résonnent. Quelque chose qui est suspendu, une attente …Et ce morceau, on peut pas le rejouer tel quel … c’est vraiment l’humeur du moment. Faut se mettre dedans. On est sur des œufs. C’est pas mon préféré mais des fois, c’est de celle là que se dégage le plus d’émotion.

Moi : Un endroit, une scène ou vous avez joué qui vous a particulièrement marqué ?

X : On a eu des salles un peu compliquées, ou c’était pas forcément foufou… Mais y’a quand même deux dates qui me viennent. C’est quand on avait fait Saint-Paul-en-Chablais avec Michel Fugain. C’est surtout le cadre, en fait. C’était au dessus du lac Léman et la scène donnait vue sur le lac. C’était magnifique. Et le deuxième, c’était Albi, l’année dernière, ou on a été super bien accueilli. Y’avait beaucoup de monde, c’était concert gratuit…

Mike : Aussi celui d’Albi. Par le cadre aussi. Mais je fonctionne pas trop par lieu, c’est plutôt par instant. Des fois, il suffit que sur un morceau, il y ait un croisement de regard avec quelqu’un dans le public… la bonne personne au bon endroit.

Moi : Des dates prévues prochainement ?

X : Dans 15 jours on est à Ault, dans la Baie de Somme. Fin Juin, on est à Pollestres, du côté de Perpignan. Après, on remonte en Belgique pour le Crinée Cover Festival le 11 Juillet,

Moi : Un endroit ou vous aimeriez jouer ? Un groupe avec qui vous aimeriez jouer ?

X : On aimerait tous faire des grosses salles, type Zénith. En termes de groupe, je pense qu’un Tribute to The Police, ça serait pas mal. Ça ferait un bon équilibre. Après, dans les fests de Tribute, il peut y avoir des mélanges assez géniaux

Mike : Un Tribute to Pink Floyd. Un truc planant de la musique qui incite au voyage dans la tête

Moi : Messieurs, je vous remercie énormément de votre temps. Un p’tit mot pour la fin ?

X : C’est bien qu’un mec qui fasse du Metal puisse venir nous voir pour un truc qui ne le soit pas du tout. C’est génial : le mélange des genres musicaux, c’est universel et ça, c’est top !

Mike : C’est exactement ça! Ça fait extrêmement plaisir ! Merci Grizzly !

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