Récapitulatif de la 7ème édition de l’AMAROCK METAL FEST, qui a eu lieu à Gétigné du 29 au 31 Mars avec le vendredi comme événement Warm Up et le samedi, dimanche comme festival.

Etant présent uniquement les 30 et 31 mars, je vous parlerai de mon retour sur ces 2 journées.

Vendredi 30 Mars,

Cette journée est placée sous le signe du Death et du Black Metal, avec en haut de l’affiche Kronos et Seth.
Arrivé sur place dès l’ouverture, j’ai pu enfin découvrir les lieux !!
D’abord, L’entrée dans la salle « Espace Bellevue », avec un accueil sous une superbe tête de loup, symbole de l’affiche de cette édition.

Un bar pour se désaltérer sur la gauche et l’entrée vers le village exposant, l’espace merchandising sur la droite.

Ensuite, le Stand de nourriture à l’extérieur, proposant deux menus simples et efficaces aux noms évocateurs : « Circle pita » et « Mosh Pita ». Le week-end s’annonce chaud !

Direction la scène, en ouverture, Oaken Skull.

Un set de 30 minutes pour chauffer la salle, pas forcément très remplie à cette heure-ci, mais loin d’être vide. Un set rageur maîtrisé qui a su convaincre les festivaliers présents.

Infern, groupe de death metal breton, confirme la tendance. Le public est de plus en plus chaud, le set passe également à une vitesse folle. Les festivaliers en redemandent, mais il faut à présent laisser place.

Lunar Tombfield lance la soirée. Les Nantais, très attendus, répondent présents. Leur black metal transcende, interpelle, mais ne laisse pas indifférent. Leur dernier album « An Arrow To The Sun » sorti en octobre 2023 est à l’honneur et sonne magnifiquement en live. Un groupe à suivre qui ne peut que monter en puissance.

S’enchaînent ensuite mes deux grosses attentes de la soirée, tout d’abord, Exocrine, avec son death metal technique, style très peu connu sur la scène française mais qui fonctionne à merveille aux États-Unis.

Le concert est une suite de déferlantes, riffs puissants et rapides, avec un growl pour enfoncer le clou. Le groupe enchaîne les titres de l’excellent album « Legend », leur dernier opus sorti en janvier dernier et sélectionné parmi les sorties de la semaine que je vous propose tous les vendredis sur METAL MAD TV.

Un excellent set qui se termine en apothéose avec le titre « Warlock » qui détruit tout sur son passage. Un morceau qui, comme le précise Jordy au chant et à la basse, « on va jouer à 400 bpm, accrochez-vous ! » Félicitations messieurs!

Après une petite pause fraîcheur bien méritée, mon deuxième groupe coup de cœur de la soirée :

Kassogtha, avec son death metal progressif teinté de petites touches mélo. Il faut le souligner, la seule représentante féminine aujourd’hui au chant : Stéphanie Huguenin, ne met que quelques instants pour se mettre les metalheads dans la poche. Présence scénique et qualité du jeu sont les mots qui caractérisent la prestation du groupe suisse.

Fort de leur expérience engrangée suite à leur tournée aux côtés de Decapitated et Nervosa, le groupe en impose. Leur dernier single en date, « Rise », sorti le 1er février dernier et joué ce soir, est une très bonne illustration du potentiel du groupe. Chant clair puis saturé, riffs mélodiques puis déchaînés.

Un véritable show de 50 minutes, qui permet pour certains de confirmer les attentes qu’ils avaient sur le groupe et pour d’autres de découvrir, à n’en pas douter, un groupe qui ne demande qu’à monter en puissance et à évoluer sur de plus grandes scènes.

Nous avons également eu la chance de nous entretenir avec deux membres du groupe après leur prestation. La vidéo est déjà disponible sur notre chaîne YouTube, voici le lien.

Regardez l’interview du groupe Kassogtha ici:

En entretien lors du set de Kronos, je ne peux que vous confirmer les retours des festivaliers qui m’ont parlé d’un show à la hauteur de leurs attentes, avec une présence scénique et une déco de scène qui leur ont permis de vivre l’expérience à fond.
Seth clôture cette belle première soirée dans une ambiance de rite initiatique au black metal : lumière rouge, chandelier, maquillage, sacrifice de sang, tout est présent scéniquement pour que vous viviez un moment hors du temps.
Côté chant, jeu de scène, instruments, le groupe maîtrise à la perfection son sujet et son rôle de tête d’affiche de la soirée. Un dernier album sorti en 2021 et un single sorti mi-avril seraient-ils annonciateurs d’une nouvelle ère ? À vous d’en juger.


Dimanche 31 mars,
Journée sous le signe du post-metal et du metalcore/deathcore.
Breakless lance les festivités avec son deathcore. Il faut réveiller les festivaliers qui, après deux soirées de fest, ont les jambes lourdes !
La mission est réussie, les metalheads sont déjà là et prêts à en découdre. L’ambiance est déjà très chaude, ça bouge à la barrière et le groupe n’y est clairement pas pour rien. Les membres sont très actifs sur scène, la débauche d’énergie est récompensée. Une prestation aboutie, solide.

Causality, groupe de djent/synthwave, ne plaisante pas avec la scénographie. Des barres de lumière sont disposées de part et d’autre de la scène pour un effet d’un très beau rendu. Le groupe à l’univers cyberpunk, fondé en 2021, vient défendre son premier album et n’est pas là pour faire de la figuration.
Certes, il s’agit d’une formation jeune, mais elle sait se montrer à l’aise sur scène, occupe bien l’espace scénique et incite la foule à « donner ce qu’il vous reste ».

Ça joue bien, c’est prometteur et on demande à en voir davantage dans les années à venir.
À noter que dans l’entretien passé avec le groupe, à la suite de leur prestation, ils expriment leur souhait de monter en puissance pour espérer proposer une expérience visuelle et scénique encore plus aboutie dans les années futures.

Death Engine, groupe de post-hardcore (j’ai eu le plaisir de les contacter en amont du festival, lien de l’entretien à retrouver sur YouTube un peu plus bas), nous offre une prestation de haut rang, emmenée par un duo basse/batterie très percutant et un chant rageur. La setlist proposée s’inspire du dernier album « Ocean » sorti il y a un peu plus d’un an (janvier 2023). Le groupe a des choses à dire, de l’émotion à partager, et quel partage !

La foule le rend bien, le public est très réceptif. Lorsque les projecteurs et lumières blanches se fixent sur la batterie pour nous montrer d’autant plus la fureur, la force des coups donnés sur les fûts, cela renforce l’immersion. Magnifique prestation pour l’ensemble du groupe, pas de fioritures, ça file droit, ça tape dans le mille du cœur de cible et c’est exactement ce qu’il nous fallait à ce moment de la journée.

Regardez l’interview du groupe DEATH ENGINE ici:

Place à Gravity. Deux des membres du groupe, à savoir Emilie Thium au chant et Alexandre Meddeb à la guitare, m’avaient confié dans une interview pré-festival leur envie de refouler les planches du festival après une prestation en 2019 (interview à retrouver sur YouTube, lien à suivre). Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas menti. L’envie de donner une grosse prestation se fait sentir dès les premiers instants. Un backdrop et des drapeaux aux couleurs du dernier album « Momentum » 2023 trônent fièrement sur scène. Les premiers rangs donnent de la voix pour accompagner les premiers titres du groupe, et les quelques retardataires du début de set viennent remplir une salle déjà bien pleine. Le groupe joue également des titres de l’album « Noir » 2017. L’alliance entre chant growl puis en voix claire, et les passages lyriques, sublimés par les solos et riffs plus lourds, forme un ensemble majestueux.

Ce concert est clairement une confirmation pour moi, placé à la barrière. Je ne loupe pas une seconde, j’en suis même surpris lorsque arrive le dernier titre. Grosse bouffée d’énergie et il va en falloir avec ce qui arrive juste après.

Interview Gravity / Amarok metal fest.

Hurakan et son deathcore ont littéralement retourné l’Amarok ! C’est très puissant. Les metalheads venus pour libérer leur tension dans le pit en ont pour leur argent.

Moshpit, circle pit, wall of death s’enchaînent au son des coups de boutoir du groupe et des screams impressionnants du frontman Danny Louzon. Les festivaliers sont déchaînés, le quintet n’attendait que ça et souffle sur les braises. La chaleur augmentera durant tout le show. Les titres sont piochés parmi les trois albums de la formation. La setlist est imparable, la prestation est juste démentielle, c’est une grande claque en live, je vous le conseille vivement.

Celeste m’avait laissé perplexe lorsque je les avais vus lors du dernier Omega Sound Fest et je ne voulais pas rester sur une mauvaise impression. Pour cela, je me place à la barrière et cette fois-ci, j’arrive à entrer dans cet univers musical pour le moins torturé, tortueux, qui prend aux tripes. Les membres positionnent dès le deuxième titre les lampes frontales aux faisceaux rouges qui font partie de la renommée du groupe. Une atmosphère malaisante mais également introspective se dégage de cette scénographie.

Puis les riffs nous frappent de plein fouet, la batterie et la basse nous touchent en plein cœur. Cette fois-ci, je suis bien entré dans le concert et la différence est plus que notable. Le groupe déroule, la prestation est à la hauteur des nombreux fans présents. Et que dire du son, absolument parfait durant tout le week-end. Même en me plaçant en fond de salle pour les deux derniers titres, un groupe qui ne laisse définitivement pas indifférent.

Nostromo s’impose en patron pour terminer cette édition. Pour l’anecdote, je ne devais rester que pour 2-3 titres avant de reprendre la route, puisque j’en avais clairement plein les jambes, mais j’ai finalement regardé tout le show et je n’ai pas vu l’heure passer.

Une énergie incroyable, tel un tsunami. La tête d’affiche embarque tout sur son passage, les festivaliers s’en donnent à cœur joie. Pas besoin d’en faire des caisses, la prestation est juste parfaite. Même certains membres d’autres groupes sont présents dans le pit et profitent pour lâcher leurs dernières forces dans la bataille. Une fin de festival en apothéose.

En conclusion, un super festival avec une très bonne ambiance, des groupes en pleine forme avec de très bonnes prestations live, des découvertes, des confirmations et des groupes qui ne demandent qu’à devenir plus grands.
Un cadre « familial », une équipe de bénévoles et une organisation au top. Hâte de revenir pour une prochaine édition.

Laisser un commentaire

Tendances

En savoir plus sur Metal mad tv

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture