Édition de tous les records, voilà celle qui incarnera mon premier Hellfest à tout juste 20 ans… Me voici pour vous conter mon aventure dans les limbes du plus important festival de metal en France !
Contexte : La team présente le premier weekend que je devais rejoindre est H.S.(shoot out to Covid-19). Par chance, mon amie Léa y sera et m'accompagnera lors de ce second weekend.
Jeudi 23 juin, aux alentours de 8h30, Paris.
Je décolle de chez moi dans la matinée : direction Montparnasse pour mon train.
Pour changer, la SNCF n’annonce que 10 minutes de retard donc j’en profite pour discuter autour de moi. Visiblement je ne suis pas la seule en route pour le festival : certains y vont aussi pour la première fois entre amis, d’autres y vont déjà depuis quelques éditions et ont hâte de retrouver leurs habitudes perdues depuis deux ans. Pas le temps de discuter de trop, on se sépare à la montée du train et c’est partie pour une sieste de deux heures.
Vers midi, la gare de Nantes nous souhaite la bienvenue. Je trouve ma correspondance. La logistique pour accueillir les voyageurs en direction de Clisson est bien rôdée (même si quelques TER en plus n’auraient pas fait de mal).
13h00, j’arrive à la gare de Clisson où je rencontre un certain viking zombifié AKA Tristan qui me remet mon toit des prochains jours, ou plutôt une tente (merci Engel et Tristan !).
Maintenant que j’ai tout ce qu’il me fallait, je me mets dans la queue pour la navette. Rebelote, je ne vois pas le temps passer. Il faut blâmer les nanas derrière moi avec qui on s’est fait un café klatsch, de la queue pour la navette jusqu’à l’entrée festivaliers.

Ça y est ! J’entre sur la zone du festival où je suis accueillie par Corentin.
On attend les derniers arrivants et c’est partie pour le white camp afin de planter nos tentes.
La princesse que je suis remercie Léa que j’ai retrouvée en chemin et qui m’a aidée à m’installer.
Petite balade pour découvrir le site qui nous place instantanément dans une bulle hors du temps, il est 16h00 et peut-être le moment de manger enfin un morceau. Je jette mon dévolu sur un wrap qui me rafraîchit un peu.
Je rencontre Roger Wessier de Replica Promotion et j’assiste à ma première conférence de presse avec Einar Selvik de Wardruna. Ensuite, direction les concerts !
Le hard rock de UFO m’accueille à la mainstage où ma pote, son cousin et sa mère m’attendent. On discute de ce que chacun veut voir ce soir.

Zeal & Ardor. Temple, 19h20.
Le mélange metal/negro spiritual m’accroche petit à petit et au final je regrette de ne pas avoir été plus proche de la scène. Premier coup de cœur du jour.
Captation ARTE Concert : https://youtu.be/CIlTyWaYXGE

Whitesnake. Mainstage, 20h25.
J’y reste environ trois quarts d’heure. David Coverdale, ex-Deep Purple, a su capter mon attention tout du long. Cependant, c’est Tommy Aldridge qui m’a le plus étonnée à la batterie en nous livrant un solo puissant et technique du haut de ses 71 ans. La dernière arrivée du groupe, Tanya O’Callaghan, n’est pas en reste avec un style de jeu unique à la basse !
Insomium. Altar, 21h15.
Je reste pendant les quelques minutes restantes. Leur death metal mélodique me fascine et m’hypnotise.

Sòlstafir. Temple, 21h30.
Leur nom signifie en islandais « rayons crépusculaires » : c’est brillamment choisi et à l’image de ce qu’ils ont dégagé sur scène. Leur son post-metal rappelle les paysages de chez eux, Reykjavik, et nous absorbe pendant la durée du concert. Nouveau coup de cœur.
Helloween. Mainstage, 22h35.
J’écoute de loin. Le groupe finit avec « I Want Out » de 1988, qui a peut-être pris une ride pour le coup. La scéno avait l’air en revanche bien sympathique avec l’installation de la batterie sur une énorme citrouille qui accompagne le groupe pour leur UNITED FORCES tour cette année.
Scorpions. Mainstage, 23h05.
Curieuse de voir ce groupe mythique, je suis restée une dizaine de minutes. Et cela m’a suffi à vrai dire, leur venin ne m’a pas convaincue. Ils ouvrent sur « Gas In The Tank » et malheureusement je préfère la version studio. Néanmoins, à défaut d’énergie de la part du groupe originaire de Hanovre, la scénographie a su un peu redynamiser la scène.

Septicflesh. Altar, 23h20.
J’arrive tard à nouveau. Je regrette d’avoir manqué la majorité du concert, j’aurais probablement davantage apprécié l’ambiance.
Septicflesh Hellfest 2022 entrance : https://youtu.be/27c9QZRXAAw

Heilung. Temple, 23h40.
Probablement le groupe que j’attendais le plus ce jour. Leur prestation scénique porte le public à un moment de magie, ou plutôt de transe. Ce n’est pas un simple voyage dans le Nord de l’Europe, c’est aussi pèlerinage dans le temps que nous sommes invités à vivre à travers cette cérémonie. Je ne suis pas déçue.
Pour une fois que le réseau passe, c’est pour me sortir de ma torpeur. C’est Léa que j’ai perdue plus tôt dans la journée qui me cherche. Elle a suivi Rise Against à la Warzone pendant que j’étais devant Heilung. Apparemment, l’alliance Rise Against X Warzone a provoqué plusieurs victimes de pogo… l’ambiance était clairement démente !

On se dirige vers les mainstages où il est possible de regarder l’hommage émouvant à Lemmy Kilmister, en présence de Phil Campbell et Mikkey Dee.

Wardruna. Mainstage, 00h45.
Le rituel reprend avec le groupe norvégien. Le moment est suspendu. L’usage d’instruments anciens, les rythmiques entêtantes et les chœurs puissants nous renvoient à un imaginaire révolu. Plus qu’une prestation scénique, Wardruna cristallise le moment en une grande célébration païenne aux couleurs du nouvel album Kvitravn.
Captation ARTE Concert : https://youtu.be/rz66em5psAE

2h00, c’est la fin des concerts. Il est temps d’aller doucement mais sûrement vers le camping.

3h00, les festivités commencent.
La musique démarre au Macumba, la discothèque clandestine du camping. Sans plus attendre, une guirlande électrique se hisse et c’est partie pour s’ambiancer sur de la variété des années 80 et 90. Puis, on change d’ambiance en retournant vers l’entrée.
Une petite free party se tient à quelques mètres des fameuses joutes où les Caddies s’affrontent.

Léa, encore présente, décide d’y participer. Malgré son écrasante défaite, elle repart avec le sourire de l’expérience : « c’est génial ! »







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