Édition de tous les records, voilà celle qui incarnera mon premier Hellfest à tout juste 20 ans… Me voici pour vous conter mon aventure dans les limbes du plus important festival de metal en France !
NB :
Vous êtes invité·e·s à lire le report précédent avant de vous lancer dans celui-ci. Bonne lecture !

Faisant partie de ces gens « couche-tard/lève-tard », le réveil est quelque peu compliqué sans alarme bien que de la musique pouvait se faire entendre en direction du site dès 8 ou 9h. Je me prépare et, sur le coup de midi, je passe enfin la Cathédrale. Je vois Crisix au loin sur la mainstage. Je reste quelques temps devant Okkultokrati à la Valley.

Je rencontre Deficiency à 13h00. Groupe français de melodic thrash metal fondé en 2009, cette année marque pour eux la sortie de leur nouvel album Warenta retraçant des légendes du bassin houiller lorrain dont les membres sont originaires. L’échange a été très enrichissant.

Stöner. Valley, 13h55.
Le trio californien porte excellemment bien son nom. Le stoner rock n’a en effet plus de mystères pour Brant Bjork et Nick Oliveri, tous deux ex-Kyuss. Les rythmiques sont hypnotiques, la basse est lourde comme il faut et l’ambiance psyché est là.
14h30, la faim se fait sentir. Tant pis pour Pogo Car Crash Control à la Warzone. Léa a pu y assister et m’a garanti que le groupe a assuré. C’est mon regret du jour.
Skeletal Remains. Altar, 15h20.
Autre groupe originaire de la Californie, le death metal de Skeletal Remains rend très bien hommage au death metal old school tout en restant original. Brutalité extrême et haute précision, voilà ce que j’en retiens.

Opium Du Peuple. Warzone, 16h10.
Groupe français complètement barré, Opium Du Peuple m’a donné le coup de peps que j’avais besoin. La troupe de cover-punk théâtrale ramène la variété française au Hellfest. Leur medley « Evil Rock Collection » était de circonstance. La prestation de Machine, batteur triple pédalé, est à ne pas négliger comme celle de Mlle Cœur et ses fameuses cuissardes. Les dévoué·e·s Opiomanes et leurs ondes positives ont été mon premier coup de cœur du jour.
Avec Léa, on décide de rester à la Warzone et de faire les cadavres au sol quelques instants. Puis, elle me partage autour d’un Jägerbomb quelques conseils pour survivre à un pogo. Eh oui, l’occasion pour moi ne s’est pas encore présentée et je compte bien réaliser mon baptême ce weekend. Au passage, je découvre la statue en l’honneur de Lemmy, que je trouve très représentative et qualitative.

Celkilt. Warzone, 17h55.
Goldfinger ayant annulé, le groupe a été remplacé par Celkilt. Originaire de la région lyonnaise, leur punk celtique donne vraiment la pêche. Titou Macfire est une vraie pile électrique sur scène prêt à bondir partout et le groupe n’a pas peur de montrer comment doit se porter le kilt. Je décide d’y faire mon premier pogo, poussée par cette bonne énergie. Celkilt est pour moi une très belle découverte.
On arrive avec Léa sur la fin de Killing Joke où on tente de retrouver sa mère et son cousin. Je ne regrette pas vraiment d’avoir manqué la majorité du concert. Maintenant, c’est Kreator que nous avons en fond.
On discute autour d’une bière. La mère de Léa et son cousin ont passé un agréable moment devant Killing Joke et ont été conquis. On va se manger un bout en essayant de se sécher un peu. Contrairement au précédent weekend, il fait assez frais et la pluie nous accompagnera jusqu’à samedi. Je découvre à cette occasion que mon imperméable ne l’est pas tant que ça, tant pis pour moi.
Alice Cooper. Mainstage, 21h55.
Plus qu’un concert, c’est un véritable spectacle d’épouvante qui se déroule devant nous : guillotines, chaises électriques, faux sang… La scénographie est vraiment captivante. Alice Cooper sait faire le show : le père du « shock rock » nous emporte avec sa fougue et son énergie en nous présentant les titres de son dernier album Detroit Stories sorti en 2021.
Nine Inch Nails. Mainstage, 23h15.
NIN, groupe de métal industriel américain, fait partie des grosses têtes d’affiche du jour qu’il me tenait à cœur de voir. Sur scène, un show visuel et sonore transporte la foule qui est très nombreuse. Néanmoins, je me suis quelque peu déçue à ne pas avoir trouvé le concert transcendant. J’ai laissé ma place.

Enslaved. Temple, 00h00.
Le public m’a semblé davantage masculin que sur les groupes que j’ai vus précédemment mais cela ne m’a absolument pas empêché de passer un bon moment. Le groupe de black metal viking norvégien a offert à son public un concert hors du temps. Malgré des problèmes de sons au début (comme souvent au début puis corrigés en cours de route), la magie a opéré. La scénographie se compose de quatre écrans à l’arrière et de jeux de lumière, qui font leur effet.

The Bloody Beetroots. Valley, 01h05.
DJ set et Hellfest, voilà ce qui m’a semblé presque antithétique en piquant ma curiosité. The Bloody Beetroots, c’est le nom qui m’a imposé de rester. Fan de musiques électroniques, je me suis dit que c’était un crossover parfait et, qu’avec les idées de Sir Bob Cornelius Rifo, le résultat serait forcément au rendez-vous. En 2018, le gang électro avait proposé un concert mettant à l’honneur une formation instrumentale pour Tomorrowland. Malheureusement, le public n’était visiblement pas prêt. Cette année pour nos hellbangers, la proposition est un set électro conventionnel. Dans le public, on a tous été conquis. Le concert attire d’ailleurs la foule. On note que la pluie a rendu le sol complétement boueux et donc assez glissant, cela n’a empêché personne de profiter.
2h00, c’est l’heure de se diriger vers la tente. La pluie et la fatigue de la nuit précédente me font aller me coucher plus tôt.







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