Telle la mort de Georges Floyd a fait éclairage sur l’injustice subie par les personnes de couleur au monde entier, on est en droit d’espérer que l’affaire Marylin Manson fasse avancer les mentalités sur les abus sexuels fait aux femmes dans le business musical (et ailleurs).

Je viens donc ici vous parler d’un sujet qui n’est pas d’actualité, d’un sujet qui gangrène l’humanité, l’homme, je voulais dire l’être humain, merde, il n’y a pas de mot qui ai la même racine que « femme » pour désigner notre espèce…

Bref, vous l’aurez compris, je suis là pour vous parler du lourd héritage phallocrate imposé aux femmes depuis que l’on se tient debout (ou peut être plutôt depuis que l’on a inventé dieu…), le lourd fardeau qu’on leur impose à la naissance : tu dois être mère, femme de ménage, infirmière, mariée, pute, soubrette, souriante, aimante, cruche (j’arrête là car bizarrement la liste est longue) et tout cela au service de l’homme de manière complètement injustifiée, injustifiable et certainement injuste.

En fait, j’ai beau chercher une raison logique à cette discrimination culturelle et religieuse, je n’en trouve aucune. Il faut dire que les mots « religieux » et « logique » ne vont pas vraiment de pair.

Je m’égare (ou pas), revenons sur l’affaire Marylin Manson, il me paraît important de dire que pour le moment il ne s’agit que d’allégations émises par une grande partie des femmes qui ont partagé l’intimité de M.M.. Sa culpabilité n’est pas encore prouvée mais quelle qu’en soit l’issu, je crois que c’est un symptôme ou le symbole d’une industrie vieillissante et gangrénée, qui a trop longtemps utilisé le corps de la femme comme source de marketing pour attirer le beauf masculin à l’instar de groupes comme Motley Crüe et Manowar pour ne citer qu’eux.

Car l’image de la femme soi-disant libérée sexuellement correspond bizarrement aux attentes masculines : peu ou pas de vêtement, offerte, soumise, idiote, allongée sur une moto, sur une voiture, sur une guitare, etc… Et elle est malheureusement fortement ancrée dans tout un pan de la culture rock/metal.

Les plus malins d’entre nous diront d’ailleurs que c’est ce qu’elles veulent, qu’elles aiment les rockeurs et j’en passe, sauf évidemment si c’est leur mère ou leur sœur… Il est malheureusement indéniable de voir qu’une pochette d’album révélant une partie de l’anatomie féminine fait vendre… Certaines femmes se sont même persuadées que c’est véritablement une forme de liberté et défendent cette image déformée et phallocrate.

Mais revenons à Marylin Manson, j’ai lu certains commentaires d’analystes éclairés des réseaux sociaux qui disaient qu’elles l’avaient bien méritées, à quoi s’attendaient-elles en sortant avec M.M. ? Ou encore que ça doit être génial de se faire violer par une rock star… Je vous laisse juges…

Finalement M. Manson a utilisé sa déviance comme outil marketing, cachant sa sombre nature au grand jour, habillée derrière une soi-disant démarche artistique, qui au final, n’en était pas vraiment une, peut-être juste un art de vivre… Si comme moi vous avez assisté à l’une de ses dernières prestations scéniques, on peut aisément dire qu’elles ont dû satisfaire pleinement les gros beaufs alcooliques…

Il y avait en effet des signes avant-coureurs, j’en citerais un pour étayer mon article :

– Extrait de « The Long Hard Road Out of Hell » publié en 1998 :

« Nous avons donc commencé à lui presser les mamelons et à stimuler ses parties génitales et ce que vous avez. Nous rions parce que nous étions tous les deux ivres, mais pas aussi ivres qu’elle. (…) J’ai trouvé un briquet et j’ai commencé à brûler ses poils pubiens. Bien que cela ne lui ait pas fait de mal, cela ne l’a pas aidée à sentir mieux que l’odeur qu’elle avait déjà ».

Alors j’entends déjà les défenseurs de la liberté d’expression me dire « oui mais tu comprends rien, c’est de l’art, ça fait partie de son image d’artiste, tout ça fait partie de la légende ».

Fuck la légende, la liberté s’arrête là où elle entrave l’épanouissement de l’autre.

Il est temps que l’ère de l’homme tout puissant, se servant parmi le troupeau de chèvres apeurées cesse d’exister, que les prédateurs en tout genre n’aient plus droit au chapitre et le monde ne s’en portera que mieux.

Pour ceux qui doutent encore, je vous conseille d’aller jeter un œil au documentaire sur BBC One « Music’s Dirty Secrets: Women Fight Back », horrifiant et édifiant.

Il est temps de laisser ces dinosaures usés par la haine et la soif de pouvoir mourir seuls dans leur vomit et permettre de voir renaitre la musique dans le partage et le respect des autres, une musique bariolée, riche de la diversité humaine.

Baiser en backstage c’est mieux quand les deux personnes (ou plus !) se sont amusées…

Les femmes s’imposent de plus en plus sur la scène Rock/Metal, arrivent avec de magnifiques propositions musicales et ce dans tous les genres. Ouvrons nos esprits et nos oreilles, jugeons sur la qualité et pas sur la couleur de peau, sur ce que la personne a entre les cuisses ou sur la forme de sa tête…

Je finirais en disant que le monde appartient aux Hommes depuis le début, avec le bilan merdique que l’on connaît, peut-être devrions nos le laisser aux Femmes, juste pour voir ce qu’elles en feront, pour voir, ça ne pourra pas être pire…

Merci à tous, prenez soin de vous.

Sophie K, Alyx Holcombe et Yasmine Summan ont abordé ce sujet dans leur émission « We Wear Black » qui portait sur les allégations contre Marylin Manson.

[…]We discuss the allegations by Evan Rachel Wood & more against Marilyn Manson, and a wider glimpse and how the rock & metal industry has enabled and glorified this behaviour for far too long. […] 🚨if you are triggered by sexual assault, rape, domestic abuse, or abuse of any kind PLEASE listen with caution. This episode goes into lengthy detail about these topics 🚨

Lien vers le podcast ci dessous :

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