Salut à vous, valeureux nordiques !
Un nouvel album d’Insomnium ça fait toujours plaisir, on ne va pas se le cacher ! C’est avec une excitation certaine que je l’ai envoyé dans mes esgourdes, voici mes premières impressions à l’écoute de Netherworlds :
The Cold Song, intro synthétique à la Vangelis, grandiloquente et mystique, invitation au rêve et à la transcendance. La voix du chanteur, Niilo Sevänen, psalmodie le texte de John Dryden, un poète anglais du 17e siècle, qui décrit le réveille de l’esprit du froid à la fin de l’hiver :
What power art thou, who from below
Hast made me rise unwillingly and slow
From beds of everlasting snow?
See’st thou not how stiff and wondrous old
Far unfit to bear the bitter cold
I can scarcely move or draw my breath?
Let me, let me freeze again to death
Shadowlife, le single sorti le 17 juin, est très heavy, les riffs sont enrichis par une mélodie dont seul Insomnium a le secret, dans la pure tradition du mixte heavy mélodique / death metal scandinave. L’écriture est parfaite ainsi que la production, la musique occupe tout l’espace sonore, nous envahissant littéralement. Le thème de la chanson fait écho au poème précédent, évoquant la lumière après l’hiver, la joie après le chagrin, la renaissance…
Remembrance, un titre traitant de la perte d’un proche, un thème toujours un peu difficile à aborder. Ici il est vu à travers l’ascenseur émotionnel, balance entre la froideur de la solitude et l’apaisement des souvenirs. Le titre est léger dans son approche, les riffs sont doux et on y trouve toujours une mélodie accrocheuse avec un grawl soutenu par des chants clairs. Efficace.
Gleam in the Black, sorti le 24 juillet, un titre phare de l’album, subtile mélange de riffs entrainants et de breaks techniques précis et ciselés. Le texte parle d’un voyage utopique à la recherche dune déesse inaccessible. Un petite perle !
The Hour Grows Late, le titre avec en invités trois membres du groupe Amorphis ! Un titre long et épique comme on en fait plus (malheureusement), très riche musicalement, les univers s’enchainent et nous font voyager à chaque mesures, une prouesse technique. Le thème de la chanson est le temps qui passe, les regrets, l’épreuve de la vieillesse, l’introspection difficile et l’affrontement de la fin. Une merveille !
Arch of the Sky : sorti le 9 septembre, un titre sur la mythologie, l’espoir et les craintes que peuvent engendrer les divinités. Des guitares plutôt lourdes qui servent d’appuis à des mélodies synthétiques, sur cette chanson et globalement sur l’album le clavier est très présent, donnant une teinte particulièrement mélodique et éthérée à l’ensemble.
Pathways of the Night, intro en arpège de guitare électrique en son claire, un classique sur cet album, mais c’est toujours aussi efficace. Solo de guitare et couplets en mid-tempo s’enchaînent sur un titre plutôt heavy et assez planant au final. La deuxième moitié du titre est plus entrainante et lourde, la guitare accompagne la voix tout au long du titre rendant l’ensemble très musical et absolument magnifique. Bravo !
Ethereal Sleep, une balade metal sur le thème de l’abandon de soi avant la mort. Très mélodique, les chuchotements s’enchainent avec une voix claire sublimée comme on l’entend peu dans l’œuvre d’Insomnium. Magique et sombre à la fois.
The Banished, le retour de la violence, les riffs sont rapides et agressifs, la voix hurle sa rage, le titre est intense. Les refrains offrent quelques pauses mélodiques permettent de reprendre notre souffle. Le thème abordé est celui de la maison hantée, miroir de notre propre corruption intérieure.
Journey’s End, titre de fin avec une fin dans le titre; le thème de la mort et de la rédemption, fil conducteur de l’album. Musicalement c’est un titre lent, comme un immense fondu au noir, alternance d’arpèges de guitare claire avec une comptine racontée de façon intrigante et une suite d’accords saturés menaçants, pouvant rappeler certains titres d’Enslave, avec un chant grawl mélodique et puissant. La variation se répète de façon plus ou moins intense jusqu’à se terminer doucement, comme une mort paisible et sereine.
Cet album est un mélange de nouveauté et de classique, Insomnium sait nous faire voyager à travers leur musique de façon totalement unique, maîtres de leurs son et de leurs mélodies, ils nous abreuvent de mysticisme et de rêveries nordiques. Merci à eux pour ce nouvel album tout à fait magique.





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