A close-up of a megaphone emitting flames, held by a gloved hand, surrounded by smoke and scattered bullet casings.

Gloire au culte ! 

Gloire au culte de Malhkebre ! Groupe créé au début des années 2000 par le chanteur, Berzerk (Également propriétaire du label Battlesk’rs Productions) , le projet nous vient d’Occitanie, et plus exactement de Toulouse. 

Malhkebre fait également partie de The Apostles of Ignominy, qui rassemble ces derniers ainsi que Malekhamoves, Sektarism et auparavant, Darvulia. Oui, on est dans du bien sombre. Et niveau sombre, on est bien servi avec B.A.M.N. (By Any Means Necessary)! Le troisième opus du quatuor a vu le jour le 30 Avril dernier, 7 ans après Satanic Resistance. 

Autant vous dire que ce dernier devait être très attendu par les fans. Me concernant, je ne connaissais aucunement Malhkebre, mais je suis curieux. Après une première écoute qui ne m’a pas réellement convaincu, j’ai décidé de réitérer l’expérience de l’écoute du dernier album quelque temps plus tard. Et là, j’ai commencé à être happé par l’ambiance que dégage B.A.M.N.

De plus en plus, au fur et à mesure de mes écoutes. D’où l’importance de toujours laisser une seconde chance. 

Four musicians dressed in black leather outfits, standing in a smoky environment, with dramatic lighting and intense expressions.

En termes d’écoute musicale, bien sûr. On commence avec “Choose your destiny”:Un discours que pourrait déclamer le gourou d’une secte avant que la musique n’apparaisse avec un tempo bien lourd, accompagné de la voix de Berzerk qui renforce ce côté “Mes adeptes, rassemblez vous !”. 

Une première track qui sonne beaucoup plus Sludge que Black (Qui est le style pratiqué par le quatuor de base). On augmente le tempo avec “I have a Dream”. Tout du moins, par moment: Le batteur nous lâche des blasts et les cordes passent à la vitesse supérieure avant de revenir à un rythme plus calme mais qui instaure une ambiance que je qualifierais de …malsaine. Comme si nous assistions au dit-culte, mais que nous serions là en tant que sacrifice. Et ce sentiment ne fait que s’accroître avec “You failed” (“Tu as échoué”). Titre en collaboration avec Meyhnach, ce dernier est la parfaite définition de ce qu’est la musique de Malhkebre: Puissant, sombre, et surtout direct. Les zikos vont droit au but avec un son qui tabasse et qui ne laisse personne indifférent: Soit tu aimes, soit tu n’aimes pas. Il n’y a rien entre les deux. 

On arrive à “Falling to rise” qui alterne entre blasts et passages plus aérés mais qui amènent toujours cette ambiance oppressante, malsaine… Les musiciens savent parfaitement comment te mettre dans l’ambiance. 

En parlant de musicien, faut qu’on parle de Hyskariioth, le bassiste: Le son qu’il nous dégage ! Pour quelqu’un comme moi, qui trouve que la basse est l’instrument le plus important dans un groupe, j’ai trouvé son jeu au top ! T’as l’impression qu’il tape sur ses cordes avec un marteau. Et ça n’est pas qu’avec “Falling to rise”, t’as droit à ce son brut tout au long de l’album. 

Pour la track qui suit, “To those who forged us”,  le quatuor nous a gratifiés d’un clip. Un clip qui reprend tout ce que j’ai dis précédemment: Des plans d’une tribu préhistorique (Tout du moins, je crois) en plein culte/cérémonie, alternant avec des gros plans sur les membres de Malhkebre et plusieurs autres personnes ayant l’air d’appartenir à une classe sociale élevée. 

Je vous laisse faire votre propre analyse, car ici, on cause musique. Le rythme, ici, monte crescendo: Toujours cette ambiance lourde au début (qui fait penser pas mal à du Doom) avant que le rythme ne se fasse de plus en plus rapide, voire frénétique. A l’image du clip. Allez le regarder, vous comprendrez.

Avant dernier titre ( Et mon préféré), “We fight and we protect”. Je ne saurais vous dire pourquoi ma préférence se dirige vers celui là: Un rythme rapide mais constant, “malgré” deux ou trois moment d’accalmie, avec des roulements de caisse claire, des riffs s’approchant un peu plus du Black Death qui m’ont fait headbanger plus qu’à l’accoutumé… Ouais, je sais, il m’en faut peu ! Mais la bande a su mettre dans le mille avec B.A.M.N. Même avec la septième et dernière chanson “There is no safe Spaces” ou comment clôturer parfaitement un album: Des percussions tribales (Qui renvoient à “To those who forged us”), une ambiance pesante (Qui renvoie à tout l’album en lui-même) qui te fait comprendre que la fin est proche, les paroles (“Wake up !”, “Open your eyes”,…) qui rappelle ce fameux gourou de culte … Une sorte de résumé de ce que vous venez d’entendre. 

Et ré écouter si vous êtes tombé sous le charme comme moi. B.A.M.N. est un très bon album, mais qui n’est pas, comme dit plus haut dans l’article, à faire écouter à tout le monde (Rappel: Soit on aime, soit on aime pas, rien entre les deux). 

Pour ma part, j’ai été conquis par la musique, l’ambiance, le thème abordé… même l’artwork est hyper classe !

Hâte de voir l’évolution du projet dans les prochaines années !

A black and white photograph of a heavy metal band posing dramatically. The four members wear leather jackets and have intense expressions, with one member in the foreground holding a whip and wearing black face paint. The background features a smoky atmosphere, enhancing the dark theme.

Correction: Vaness’

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