Cette troisième journée toujours aussi chaude est peut-être la plus contrastée de cette édition. On jongle entre deathmetal, hardcore, neometal, blackmetal etc.. La tête d’affiche du jour Limp Bizkit proposera un karaoké géant tandis qu’en clôture Behemoth va délivrer un show apocalyptique dont il en a le secret.
CABAL (Altar)
On commence avec Cabal qui nous vient des terres froides du Danemark. Le groupe propose un son deathcore bien brutal qui fait instantanément réagir le public avec de violents pogos dans le pit. Les breakdowns tombent comme des parpaings et il est temps pour moi d’évacuer la fosse si je veux garder mon appareil photo intact !




NON EST DEUS (Temple)
On bascule sur la Altar où c’est un tout autre show qui s’offre à nous. Les Allemands de Non Est Deus arrivent sur scène dans une procession lugubre qui annonce le ton. Son pape bénit ses sombres fidèles et lance sa sainte messe noire. La scénographie fait plus penser à une cour des miracles qu’à un pélerinage à Lourdes. Le chanteur qui est également le frontman de Kanonenfieber capte toute l’attention d’un public venu en nombre. Une très belle découverte pour ma part.






KING 810 (Warzone)
Direction la Warzone qui accueille un groupe dont les menbres ne sont pas des enfants de choeur. King 810 continue de cultiver sur scène son image de formation atypique, à mi-chemin entre hardcore, metal alternatif et performance artistique.




GATECREEPER (Mainstage)
Les Américains de Gatecreeper ont visiblement eu envie de réchauffer encore plus le public avec sa pyrotechnie à foison ! Ici pas de demi mesure, le groupe envoie de bon gros death métal dans la face du public qui part rapidement en circle pit ! C’est un océan de slammeurs qui se dirige vers la sécurité. Le chanteur a prouvé qu’on peut être aussi épais qu’un sandwich sncf & avoir les caves de l’enfer comme cordes vocales!






GAERA (Temple)
C’est sous une Temple qui fait office de sauna que les Lusitaniens entrent en scène. Venu défendre son dernier album Loss, le groupe impressionne d’entrée de jeu en associant violence émotionnelle et esthétique mystique. Le public rentre en immersion tout au long du set !



SEPTIC FLESH (Altar)
Les vétérans de Septic Flesh arrivent sur scène chaudement acclamés par le public. Les Grecs vont balayer une partie de leur discographie avec notamment l’ancien Virtues of the Beast tiré de l’excellent Sumerian Daemons. Les orchestrations subliment les compositions de chaque titre joué sur scène. On a la sensation d’écouter une bande son de films épiques. Une prestation magistrale, qui confirme que le groupe reste une référence majeure du genre.




KUBLAI KHAN TX (Warzone)
Sur la Warzone, pas de place à des orchestrations avec Kublai Khan TX ! Ici les titres sont joués avec brutalité et sans concession. Les Américains ne sont pas là pour enfiler des perles. Le groupe Texan déchaîne la fosse avec son hardcore musclé. Une prestation intense qui aura mis le cardio des festivaliers à rude épreuve.


LIMP BIZKIT (Mainstage)
Vient maintenant la tête d’affiche de cette troisième journée! Limp Bizkit combo culte de la vague neo-métal de la fin des années 90 propose une scène aux allures de karaoké géant! Toutes les lyrics apparaissent sur écran géant. Rien de tel pour associer le public et mettre une ambiance de feu ! Forcément ce set fera la part belle à tous les classiques du groupe. Alors que l’on aime ou pas son frontman Fred Durst, force est de constater que le bougre conserve une très bonne forme vocale. Si les pauses entre chaque morceau peuvent casser le rythme du set, le groupe sait interagir avec le public. Les titres de Limp Bizkit ont marqué plusieurs générations. La foule est immense et totalement acquise à sa cause.









BEHEMOTH (Mainstage)
Volbeat ayant annulé son concert, Behemoth migre sur la Mainstage à leur place. Et ça ne sera pas sans déplaire les fans des Polonais. Car c’est un show digne de l’apocalypse que vont nous offrir ces vétérans du black/death métal. D’emblée, on se rend compte qu’on n’assiste pas à un concert mais à un rituel. Tout est pensé pour que chaque titre dispose de sa propre mise en scène. L’écran géant, la pyrotechnie, la posture des musiciens, les fumées et les sculptures emportent le public dans une sorte de messe noire géante. Nergal dirige le set avec autorité et chaque morceau ressemble à une invocation aux puissances ténébreuses. Que ce soit les fans ou les néophytes, toutes les personnes sont totalement absorbées par ce spectacle. Le set se conclut par le titanesque O Father O Satan O Sun! Une fois de plus, Behemoth est venu, a vu et a vaincu !























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