Correction: Vanessa Vaillant

Une de mes meilleures découvertes Hellfest 2026 : HeadKeyz

Groupe de rock alternatif originaire de Montpellier, la bande a su se démarquer lors de cette édition avec un show explosif, avec des membres dopés à l’Energy Drink… Tout du moins, c’est ce qu’ils nous ont laissés croire tant les gars étaient intenables ! Une sacrée baffe qui nous rappelle qu’on peut faire d’excellent concert sur le Hellstage !

INTERVIEW:

Grizzly : Ok, on est avec Edge, de Headkeyz, première question et pour moi c’est la plus importante : comment tu vas ?


Edge : Eh bien, écoute, ça va super bien, et toi ?


G : Chaudement, mais très bien, je te remercie. Comment était le Hellfest ?


E : C’était excellent. C’était une première en tant qu’artiste. Parce que ça fait la troisième année consécutive que j’y viens. Mais cette année, ça a été impressionnant. Parce que quand tu débarques dans un festival comme ça, tu ne sais pas trop à quoi t’attendre : le
public, le retour qu’il va y avoir, … Et en fait, on s’est retrouvé sur un Hell City qui était plein à craquer. C’était ouf ! Les gens qui chantaient les chansons avec nous et tout… Grosse très grosse émotion pour nous. On s’en rappellera !


G : D’autres dates de prévues juste après ça ?


E : Pas cet été. Parce que je compose beaucoup. Les prochaines dates sont en octobre au festival Fracture II et un autre qui sera annoncé dans pas longtemps. Les deux sont dans le Sud


G : Qu’est ce qui t’as inspiré pour faire tes albums ?


E : Je le redis souvent, mais le projet est né pendant le COVID. Donc y’avait tout ce côté anxiogène, ce côté de voir personne, de pas pouvoir faire de musique… Tout ça, c’était un peu compliqué… Après, d’un côté, on l’a bien vécu, le COVID, parce qu’on avait le droit de
rien foutre ! Mais on l’a aussi mal vécu, parce que la musique, ça se partage. C’est là que l’idée est venue de faire un groupe. J’avais déjà plusieurs compos, qui était pour mon prochain album solo, qui était, à la base, quelque chose de plus Pop, et cette là a fait naître un autre besoin : retourner vers mes origines qui sont le Rock et le Metal. Ça se ressent dans les clips, avec quelques choses de très cinématographique, très sombre, qui se suit, avec toujours cette notion d’enfermement, avec la créature qui évolue dans un monde
monochrome : On ne sait pas vraiment ce qu’il se passe, on ne sait pas qui c’est… Y’a tout un mystère autour de ça. Comme quand on était piégé dans notre appart’ et qu’on se demandait ce qui allait se passer après


G : Tu es allé voir qui, au Hellfest ?

E : Eh bien, en fait, pas grand monde… J’étais très affairé. Super qu’avant le concert, y’avait la pression de jouer, puis après on a parlé aux gens, on a fait des rencontres, ce qui est une super occasion. Mais sinon, une de mes claques, ça a été Papa Roach : le chanteur est un gros showman, avec une facilité à convaincre le public, et t’as eu son gamin qui est monté sur scène qui a mis une rouste à tous les chanteurs qui étaient en bas. Après, qui d’autre ?
The Hives, qui m’a fait du bien, je trouve que ça a été la bouffée d’air pur du festoche, ou tu te retrouves devant un groupe qui n’a pas de backing tracks, pas de clics, le chanteur a des bouchons mais uniquement pour se protéger du bruit… Et les gars envoient un Rock brut et tu le prends dans la tronche, comme ça. Un truc vrai, tout ce qu’on aime


G : En parlant de groupe, quelles sont tes influences musicales ?


E : J’suis de la team Maynard : Tool, A perfect Circle, PusciferDeftones aussi, le Nu Metal des années 2000 comme System, le Grunge à la Alice in Chains


G : Un groupe français avec qui tu aimerais partager une affiche ?


E : Y’en a plusieurs : Landmvrks, Gojira… Ouais, on ne fait pas les choses à moitié ! Y’a Last Train, Novelists… J’en oublie sûrement plein


G : Un endroit où tu rêverais de jouer ?


E : Lollapalooza ! (Rires) Je déconne ! Mais en vrai, y’a le V&B Fest, j’aimerais beaucoup aller là-bas en tant qu’artiste. J’irais surement faire un coucou là-bas cet été, parce que je le trouve très bien organisé. Après y’a tellement de fests en France qui sont cools aussi


G : Tu as dit que vous allez faire une pause niveau scène pour te concentrer sur la compo…


E : Ouais, et j’ai déjà commencé, en fait. J’ai déjà pas mal de morceaux, après faut les décortiquer, les assimiler, les digérer, … Tu as peut-être des trucs qui vont radicalement changés entre temps. Mais je ne veux pas cramer les étapes. Y’a pas mal de choses que j’ai envie de changer dans le projet. Et par rapport au chapitre 1 et 2, j’aimerais amener une nouvelle fraicheur, qu’on ne s’enlise pas dans le même truc… C’est le moment de tenter des choses, de créer la surprise.


G : Edge, je te remercie énormément pour ton temps


E : Merci à toi !


G : Un p’tit mot pour la fin ?


E : Déjà, merci à toi et à Metal Mad TV. On remercie le Hellfest, parce que c’est un honneur pour nous. Mais surtout, on tient à remercier le public, car c’est grâce à lui qu’on est là, et ça, il ne faut pas l’oublier. Quand le public est présent, qu’il achète du merch, qu’il vient
supporter les groupes qu’il aime, surtout les groupes émergents, faut savoir que c’est ça qui fait vivre les projets. C’est ça qui nous fait vivre. C’est grâce à vous qu’on existe, ne l’oubliez surtout pas. Quand on fait un concert, c’est pour vous, car c’est un moment de partage et
d’échange. Coeur avec les doigts !

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