
Alors que son nouvel album, Looking For People To Unfollow, vient de sortir et qu’une tournée européenne se profile pour septembre, l’Australienne Ecca Vandal s’impose comme l’une des figures les plus explosives de la scène alternative actuelle. Pourtant, derrière l’ascension fulgurante de ces derniers mois se cache une longue et sinueuse aventure humaine.
Des racines nomades à l’effervescence de Melbourne
Pour comprendre la pluralité d’Ecca Vandal, il faut remonter à ses origines. Née Rebecca Ari à Louis Trichardt, en Afrique du Sud, de parents réfugiés tamouls originaires du Sri Lanka, elle passe ses premières années dans un climat d’exil. Sa famille quitte finalement le pays pour s’installer en Australie, choisissant la ville de Melbourne comme point d’ancrage.

C’est dans cette métropole culturelle qu’elle fait son éducation musicale. D’abord bercée par le gospel, elle plonge adolescente dans la collection de disques de ses sœurs aînées, y découvrant le hip-hop, la soul et le R&B des années 1990. Passionnée par la voix, elle s’oriente vers des études de jazz, une discipline exigeante où elle forge sa technique et sa précision rythmique. Mais l’appel de l’énergie brute et du circuit indépendant la pousse rapidement à troquer les standards de jazz pour les guitares saturées des clubs locaux.

La genèse secrète d’un projet de longue haleine (2014-2021)
La trajectoire d’Ecca Vandal s’est construite pas à pas sur la scène underground. Dès 2016, son premier EP, End of Time, pose les bases d’un univers à la croisée du punk rock et de la culture urbaine. Le 20 octobre 2017, elle publie un premier album éponyme remarqué par la critique spécialisée. Co-produit avec son fidèle collaborateur Richie Buxton (alias Kidnot), le disque s’offre des collaborations prestigieuses, notamment avec Dennis Lyxzén (Refused) ou la rappeuse Sampa the Great. Plus tard, en 2019, sa voix séduit les géants du hip-hop australien Hilltop Hoods sur leur single à succès Exit Sign.

Ce que le grand public ignorait, c’est que les fondations de son second opus se posaient déjà dans l’ombre. C’est en 2018, lors d’une tournée au Royaume-Uni, qu’Ecca et Richie Buxton écrivent les toutes premières lignes de ce qui deviendra leur morceau fétiche, Cruising to Self Soothe. Dès lors, cet album devient leur monde. Pendant des années, il dicte leur mode de vie, leurs priorités et absorbe toute leur énergie.

Loin des budgets pharaoniques des majors, ce disque s’est construit lentement, de manière totalement indépendante. Pour donner vie à leurs idées, le duo enchaîne les nuits blanches et les petits boulots, apprenant de nouvelles compétences techniques sur le tas. Du son aux visuels, tout est fait maison, par pure nécessité d’honnêteté artistique. Pour ce faire, Ecca s’entoure d’un noyau dur et fidèle : son batteur Dan Maio, à ses côtés depuis plus de dix ans, et une équipe de créatifs (SMCD Photography, Kdoe, Stalph, Roslyn Di Sisto) qui façonnent son univers esthétique.
Après la sortie du single Bleed But Never Die en août 2024 sous la bannière de Loma Vista Recordings, le véritable point de bascule se produit en février 2025 avec la sortie officielle de Cruising to Self Soothe.
Le morceau, parfait point de rencontre entre une rythmique skate-punk, un refrain mélodique imparable et des élans vocaux viscéraux, rencontre immédiatement un écho massif. Propulsé sur les ondes, le titre fait exploser la notoriété de l’artiste.
La machine est lancée : le public s’approprie les paroles avant même que l’album ne soit finalisé. Ce succès organique lui ouvre les portes des plus grands événements mondiaux, d’un set remarqué à Coachella jusqu’aux premières parties de groupes légendaires avec lesquels elle a grandi, à l’image de Limp Bizkit ou Deftones.
Pour accompagner la sortie de Looking For People To Unfollow, Ecca Vandal a franchi cette semaine une étape symbolique majeure en faisant ses débuts sur le plateau de l’émission américaine culte Jimmy Kimmel Live!. Accompagnée de ses musiciens, elle y a livré une interprétation habitée et brute de son titre phare, confirmant qu’elle possédait le charisme nécessaire pour s’imposer sur les écrans internationaux.
Cette ascension trouve aujourd’hui son prolongement naturel avec l’annonce d’une tournée européenne qui débutera en septembre prochain.
Passant notamment par La Maroquinerie à Paris le 12 septembre, ce sera l’occasion pour le public de découvrir sur scène, dans l’intimité des clubs, une artiste entière qui a su transformer des années de labeur indépendant en une proposition rock incontournable.

« Looking For People To Unfollow » (UK/EU Tour 2026)
- 3 Septembre : Milan, Italie – Santeria Toscana 31
- 5 Septembre : Munich, Allemagne – Strom
- 7 Septembre : Cologne, Allemagne – Luxor
- 8 Septembre : Bruxelles, Belgique – Ancienne Belgique
- 10 Septembre : Amsterdam, Pays-Bas – Melkweg
- 12 Septembre : Paris, France – La Maroquinerie
- 14 Septembre : Manchester, Royaume-Uni – Manchester Academy 3
- 15 Septembre : Londres, Royaume-Uni – Village Underground
Infos Billetterie : Les billets seront disponibles en vente générale dès demain, vendredi 22 mai à 9h (heure locale), sur son site officiel (www.eccavandal.com).






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