Niveau groupe déjanté (Voire dérangé), Dadabovic se pose là ! Formation nordiste, le groupe a su se faire un nom dans la scène Metal avec beaucoup d’humour. Voire même Hardcore Punk quand on écoute certains de leurs sons ! C’est lors de leur passage au Théâtre de Denain (Qui est magnifique, soit dit en passant) le 27 Septembre dernier (Avec les copains de As I Slither) que j’ai pu m’entretenir avec la bande.

INTERVIEW :

Moi : Ok, on est avec Dadabovic au théâtre de Denain. Première question, et pour moi c’est la plus importante : Comment vous allez ce soir ?

Oraneshka : Formi-croyablement bien ! On a hâte de foutre le feu ! Avec les copains de As I Slither et de l’académie de sabre laser de Valenciennes.

Alexiev : Comment veux tu qu’on ne soit pas bien ?

M : Ouais, car je pense que c’est assez difficile d’avoir une date Metal dans un endroit pareil…

Dada : Alors, on ne l’a pas eu en tant que concert Metal. C’est dans le cadre d’un dispositif qui s’appelle « les Vendredis découvertes » qui s’ouvre aux groupes locaux. On l’a un peu détourné, on est Samedi et on a une première partie, mais normalement, il n’y a qu’un seul groupe. Sinon, dans l’année, il n’y a qu’une seule date Metal ici, c’est le festival « In Theatrum Denonium » plutôt orienté Black Metal. L’idée, c’est de montrer à la mairie de Denain qu’il est possible d’en faire d’autres dans un style Metal plus généraliste.

M : Vous l’avez déjà fait ce festival ?

D : Alors moi, j’y suis bénévole. Je m’occupe du backline depuis quelques années.

O : Jamais fait, pour ma part. Mais j’ai déjà fait les Metallurgicales, le festival soutenu par Patrick Roy.

A : Moi, en tant que spectateur.

M : Un autre groupe que vous auriez aimé voir venir ce soir ?

D : En fait, plus tu prends de groupes, plus tu t’exposes à des problèmes éventuels. 2 groupes, c’est super, parce qu’on peut laisser notre matériel sur scène. Quand il y en as plus, ça demande une logistique plus importante.

M : Votre dernier EP parle de Star Wars. Question con, mais sait on jamais, vous êtes fan ?

D : Ha ha, ouais. Après, il y a bien des gens qui détestent. Il faut voir quel épisode ou quelle série…

M : Et votre épisode favori ?

A : Le 3 mais dans le bon ordre : Le retour du Jedi.

D : L’empire contre attaque. Dans les récents, il y a Rogue One aussi.

O : Moi j’aime bien mais pas autant que les deux là.

M : D’autres dates après celle ci ?

D : Oui. Je vais essayer de tête… Le 7 Février, on joue au Rock’n Potes à Orchies. Ensuite le 28, on joue au Kraken à St-Quentin. Après, on a une date à Tournai à la MJ Masure 14, le Vendredi 13 Mars, ensuite c’est le 13 Juin à Maubeuge. Et on est en train de booker d’autres dates.

M : D’autres sons en approche ?

D : Justement, on ralentit les concerts car on est en phase d’écriture. L’idée serait de sortir quelque chose en 2027. La projection de vidéos sur scène est une grande force mais c’est aussi un problème parce que ça demande beaucoup de temps. Si c’était un enregistrement « classique », on pourrait te dire qu’on est sûr et certain pour 2027. Mais, avec les tournages des vidéos, cela allonge le processus et il faut réussir à s’accorder avec tous les emplois du temps. Mais, c’est en cours.

M : Comment le groupe est né ?

D : Il est né plusieurs fois. Alors, j’avais un groupe qui s’appelait Cloon qui s’est arrêté en 2006. Je n’avais pas spécialement envie de refaire de la musique, mais, au bout d’un moment, c’est revenu. Puis, mon père m’a dit « Tu n’as qu’à faire tes morceaux tout seul ». Et ça, à l’époque, ce n’était pas encore très répandu. Faire ses propres batteries etc sur un logiciel, en 2006, ça ne se faisait pas beaucoup… J’ai donc commencé à préparer des titres tout seul et ça a pris forme. Ensuite, j’ai fait appel aux copains de notre collectif de groupes qui s’appelait « Insurgés » et qui regroupait Cloon, Oxees, Hill Pain et Wombat. Le chanteur de Wombat, le bassiste et le batteur d’Oxees m’ont ainsi rejoint dans l’aventure pour enregistrer le premier album « Carbamazépine » sorti en 2008. Le deuxième album « Photosensible », sorti en 2015 a été fait avec le même line-up. En 2018, Toniatovski et Janolapov (batteur et bassiste) ont décidés d’arrêter ; c’est à ce moment qu’Alexiev a rejoint le groupe avec un autre bassiste qui s’appelle Jukowski. On a fait pas mal de concerts puis COVID … donc arrêt total. En plus, notre chanteur, Romanescù , qui était là depuis le départ, a décidé d’arrêter et Jukowski a suivi. Bref, il a fallu du temps pour remettre tout ça en route. Alexiev est resté, Oraneshka et Maksimov sont arrivés.

O : Un jour, je répétais chez Oscaar à Marly avec mon premier groupe de Metal et, un pote du guitariste (qui se trouve être aussi un pote de Dada), est venu nous voir. Il me dit, « Tu sais, Dadabovic cherche quelqu’un pour le chant, tu pourrais essayer ». Et ça s’est fait !

D : Avec Alexis, on se connaît depuis longtemps car j’ai travaillé avec sa maman (nous sommes profs). j’ai donc rencontré Alexis lors de son entrée au lycée.

M : Vos influences personnelles à chacun ?

A : C’est le groupe Toto qui m’a vraiment poussé à m’investir dans la batterie. C’est assez poussé en terme technique. Je suis tombé dans le Metal à 6 ans. Je suis issu d’une famille qui est beaucoup dans le classique. J’ai « mangé » énormément d’œuvres classiques. Ce que j’aimais bien, c’étaient les œuvres russes avec un côté bien bourrin. C’est pour retrouver ce côté bourrin dans la musique que j’ai commencé la batterie très jeune. J’avais 4 ans. Petit à petit, j’ai connu Trust, AC/DC, Iron Maiden… J’ai eu vraiment le déclic lors de la mouvance Slipknot / Korn. C’est à ce moment que j’ai eu ma première double pédale. Ensuite, je me suis plus spécialisé dans ce qu’on appelle le Djent qui réunit un peu le Jazz et le Metal avec beaucoup de technicité.

O : Je rejoins un peu Alexis sur le classique. J’ai commencé la flûte traversière à 4 ans. Et au collège, le Metal est arrivé dans ma vie quand une copine m’a fait écouter Linkin Park. Ça a transcendé mon existence. Après, comme groupe qui m’ont fait passer un cap, il y a Soulfly, Nirvana… Et les nanas de Bikini Kill. Ce sont des Riot Girls et j’adore ça vu que je suis un peu perchée Punk. Après, j’aime des univers très éclectiques. J’adore le chant grégorien, par exemple, le Gospel…

D : Ils te parlent de leurs dates de naissance dans les années 90, mais pour moi, c’était l’adolescence. Je l’ai vécu dans ces années durant lesquelles il y a eu un gros Boom Rock/Metal avec tout ce qui est Gun’s N Roses, Metallica, Nirvana, Korn, Biohazard, Deftones, Machine Head… Bref, toute cette tendance, je l’ai prise de plein fouet.

M : Un groupe avec lequel vous aimeriez partager une affiche ?

D : Vertex. Ça ou Hypno5e. Mais c’est dur. C’est des pros level ++.

O : Pantera !

M : Un p’tit mot pour la fin ?

D : Un énorme merci à tous ceux qui nous aident et nous soutiennent ! Que ça soit sur cette date, comme sur toutes les autres !

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