Comme tous les ans, on l’attend et on le redoute, la date incontournable pour tous les velus de tous poils à travers le monde, parc d’attraction pour certains, lieu de culte musical pour d’autres et pour une poignée d’illuminés : la Sodome et Gomorrhe de l’ouest !

Bref, quelque soit votre vision du Hellfest, ce festival ne laisse pas insensible et pour cause, certainement le plus grand festival de musique Rock et Metal d’Europe, le monstre de fer et d’acier corten a su s’imposer et dominer le paysage festif mondial contre vents et marrées. Bravo à eux, les retours sont unanimes quand on interroge les groupes : une équipe très professionnelle, une organisation au top et des conditions d’accueil qui frôlent la perfection.

JEUDI 19/06/2025

Je ne vous fais plus attendre, accompagnez moi dans la chaleur brûlante de l’enfer sur Terre avec en ouverture Skindred ! Le groupe qui a fait les deux Warm-up Hellfest à Paris et à Nantes.

Dés son entrée, Benji créé l’évènement, introduit par « la marche impériale » de Star Wars, il entre sur scène vêtu d’un énorme manteau de fourrure sous 36°C, les fans l’observent médusés alors qu’il entame « Set Fazers ». Il gardera son manteau pendant les trois premiers titres, donnant chaud à l’ensemble du public.

Le groupe enchaîne les titres plus entraînants les uns que les autres avec cette énergie positive incroyable qui les caractérisent, la foule les suit avec bonheur dans leur folie contagieuse.

Excellent choix pour cette entrée en matière qui fait plaisir, Skindred c’est une valeur sûr pour ambiancer en toute circonstance !

Allez jeter un œil à notre interview pleine d’amour et de joie (on en manque cruellement en ce moment !)

A l’instar de Metallica, principale source d’inspiration du groupe, la scène ouvre sur « The Ecstasy of Gold » d’Ennio Morricone (Le Bon, la Brute et le Truand), titre dont la beauté et la puissance n’a plus à faire ses preuves, ça dresse les poils sur les bras (ou peut-être est-ce le début d’une insolation ?).

Tout débute par les premières notes de « Ride The Lightning », les trois violoncellistes de talent enchaînent les prouesses techniques et nous enchantent. C’est toujours marrant de voir un violoncelle passer par une pédale Wah-Wah !

Ils vont ensuite poursuivre leur « Tribute to Metallica » avec les titres suivants : « Enter Sandman » – « St. Anger » – « Blackened » – « Master of Puppets » et enfin l’apothéose avec « Seek & Destroy ». Le public ne cache pas son plaisir en chantant à tue tête les hits du groupe mythique !

J’en profite pour vous partager une observation que j’ai faites durant le festivale : lors du premier titre le public est comme figé, les téléphones portables levés pour filmer, comme une forêt de rectangles noirs illuminés, appuyés sur des bras raides et inanimés à l’image des cerveaux auxquels ils sont connectés, puis au second titre un changement s’opère, à bas la servitude numérique et vive la libération corporelle : vivons l’instant présent ! Alors la foule, tel un animal immense qui se réveil d’un long sommeil, se met en mouvement péniblement et est prise de spasme léthargiques pour ensuite se mouvoir tel un serpent épileptique, de façon sporadique et totalement imprévisible. La beauté et la puissance de la musique fait se tortiller ce cobra géant, une marionnette au fils sonores invisibles.

Evidemment, passer d’Apocalyptica à Kim Dracula c’est métaphoriquement hyper puissant, on passe de la Mainstage 1 à la 2 mais on fait aussi un pont entre l’ancien et le nouveau monde.

Personnellement j’attendais avec impatience cet artiste issu de la nouvelle génération, étoile montante de la scène metal actuelle.

La plupart des festivaliers n’étaient pas prêt, on devrait mettre un message de prévention avant le concert : « attention cet artiste peu provoquer un énorme désarrois bienfaiteur pour les esprits étriqués ». Le chanteur donne quand même un signal fort en posant cette question importante à la foule : « Are you ready for me ? ».

Je n’irais par quatre chemin, c’est du pur génie, les compositions sont d’une complexité déroutante : le mélange des genres, la puissance vocale, la volatilité des rythmiques et la folie sans limite du frontman, font de Kim Dracula le musicien le plus aliéné du festival. Tout est exécuté avec une précision incroyable : enchaînements parfais, rythmiques incisives et les parties au saxophone sont magnifiques, c’est magique !

On va retrouver les grands titres de l’artiste : « Make me famous », « Drown », « Seventy Thorns », « Superhero »…

Que l’on ne s’y trompe pas, l’ensemble des musiciens sont des virtuoses, c’est juste de la folie pure que l’on peu faire sienne sans aucune retenue. Quelle jouissance !

Bref, LE concert à ne pas manqué pour ceux qui veulent découvrir de nouveaux et de sombres horizons musicaux, pour les autres il y a Scorpion…

Crédits photo : Cyril Metal Mad

Le Hellfest est cette année particulièrement orientée vers la nouvelle génération de Metalcore, beaucoup de propositions et de groupes s’essaient pour pouvoir profiter de cette vague populaire mais peu arrivent à se démarquer. Imminence fait définitivement partie de ceux qui ont un talent remarquable et une qualité de composition indéniable. Les suédois, comme tout ce qui semble venir de ce beau pays culturellement imprégné de musique metal, se démarque par une richesse des mélodies et des instrumentations. Il en résulte un spectacle grandiose, puissant, intense et prenant.

Et je ne dis pas ça parce que leur guitariste est mon sosie en plus jeune ! La performance du groupe est remarquable, le public est en liesse, le son est parfait, un pur moment musical qui laisse un sentiment mêlé d’admiration mystique et de bonheur extatique. Magnifique.

Set list d’Imminence :

Temptation – Desolation – Heaven Shall Burn
– Beyond the Pale – Death by a Thousand Cuts – L’appel du Vide – God Fearing Man – Death Shall Have No Dominion – The Black

Crédits photo : Cyril Metal Mad

VENDREDI

Dans tout bon festival de mitooool \m/ qui se respect, il y a des métalleux aux cheveux long qui sont aussi des gardiens du temple, des groupes qui sont les garants de la culture passée et qui rappellent à des vieux comme moi qu’ils ont été adolescent un jour et au plus jeune que les vieux n’écoutaient pas que du Metallica…

3 Inches of Blood font parti de ceux là, un bon gros heavy metal des familles : gros riffs qui tachent, voix masculine aigue qui scream, des paroles avec des dragons, des guerriers en armure d’acier avec plein de muscles dedans et de la guerre avec plein de sang partout, bref, les années 80…

Les canadiens ne dérogent pas à la tradition, ils ont même les deux pieds bien dedans, les jambes écartées, la main levée formant le « Devil Sign », les cheveux longs et la calvitie bougent frénétiquement au rythme des guitares. C’est intemporel même si le style à pris un sacré coup de vieux, témoin d’une gloire passée, on les écoute avec un bonheur qui prend racine dans nos tendres souvenirs, merci à eux.

Photo officielle

Lorsque les premières notes d’Epica résonnent sur la Mainstage 2, c’est une vague d’émotion qui submerge la foule. Le soleil brûle encore haut, mais c’est une lumière intérieure, presque mystique, que le groupe néerlandais fait naître chez les festivaliers. Leur metal symphonique, à la fois grandiose et intime, agit comme une catharsis collective.

Simone Simons, souveraine d’un royaume sonore en perpétuelle expansion, chante avec une intensité qui transcende les mots. Sa voix, tantôt aérienne, tantôt incantatoire, semble puiser dans des émotions profondes : la perte, l’espoir, la révolte. À ses côtés, Mark Jansen incarne la part d’ombre, rugissante et viscérale, qui donne à chaque morceau une tension dramatique palpable.

Des titres comme « Abyss of Time » ou « Unchain Utopia » ne sont pas de simples chansons : ce sont des voyages émotionnels. Le public, les yeux fermés ou levés vers le ciel, se laisse porter par les crescendos orchestraux, les silences suspendus, les explosions de chœurs. Il y a dans cette musique une beauté brute, une douleur sublimée, une quête de transcendance.

Il est 22h passées lorsque Within Temptation entre en scène, et déjà l’air est chargé d’électricité. Ce n’est pas seulement l’attente ou les lumières qui crépitent : c’est l’émotion, palpable, qui s’apprête à déferler. Dès les premières mesures de « The Reckoning », le public est happé dans un tourbillon sensoriel.

Sharon den Adel, magnétique, incarne la vulnérabilité et la force dans un même souffle. Sa voix, d’une pureté bouleversante, semble porter les blessures du monde. Chaque mot, chaque note, est une confession, un cri, une prière.

Les morceaux s’enchaînent comme autant de chapitres d’un journal intime universel : « Bleed Out »« Angels »« Raise Your Banner ». Les visuels, somptueux, ne font qu’amplifier l’impact émotionnel : flammes, pluie numérique, visages projetés dans l’obscurité. Mais c’est la musique qui serre le cœur, qui fait monter les larmes, qui donne des frissons.

Le point d’orgue arrive avec « Mother Earth », interprété dans une version presque sacrée. Le public, silencieux puis en chœur, vit ce moment comme une libération. Une émotion collective, pure, rare.

Within Temptation ne donne pas un concert : ils offrent une expérience émotionnelle totale, où chaque spectateur repart un peu plus léger, un peu plus vivant.

Crédits photo : Cyril Metal Mad

SAMEDI

C’est certain, cette fois-ci on y est, je veux dire en Enfer, avec un grand « E ». Je ne sais pas vous mais moi je trouve ce groupe incroyablement fort pour transmettre le désespoir et la douleur. Et là, ce soir, ils nous transpercent le cœur à coups d’accords mineurs, de mélodies étranges et de hurlements torturés. Concert magistral, transcendantal et presque libérateur. Le lâché prise est de rigueur, hurlez, dansez, sautez, frappez, sortez toute votre ombre de votre âme et projetez la dans le flot de musique qui vous submerge.

Incroyable, fascinant, bouleversant, Deafheaven une expérience hors du commun, bravo.

Set List DeafHeaven :

Incidental I – Doberman – Magnolia – Brought to the Water – Sunbather – Incidental II – Revelator – Dream House – Winona

Photo officielle

Voici un autre incontournable du Hellfest si vous êtes férus de groupes capables de vous emmener dans un univers fantasmagorique fort. Grima est étrange par essence : les costumes chimériques, mélange étrange d’un homme et d’un arbre, et la musique éthérée, aérienne et tribale. Tout cela façonne à la perfection un spectacle féérique et fascinant qui nous transporte ailleurs.

La prestation est millimétrée, le quartet russe possède la scène ainsi que nos esprits avides, les pliant à leur volonté sombre et pervertie. Le voyage est à la fois vibrant de poésie et inquiétant par son côté sombre à peine voilé. Juste magnifique.

Set List Grima :

Beyond the Dark Horizon – Flight of the Silver Storm – Hunger God -Giant’s Eternal Sleep – Skull Gatherers – Enisey – Siberian Sorrow – The Shrouded in Darkness – memory of forgotten home

Photo officielle

DIMANCHE

Le petit nouveau venu tout droit des « States » avec un talent fou ! Le groupe nous propose un metal hyper énervé avec des textes hyper puissants. Affublés de leurs vêtements noir et or, le visage caché derrière un masque finement décoré, les BlackGold envoi des mots qui raisonnent en nous tous, notre addiction au numérique, la montée du fascisme, le racisme ambiant aux USA, la haine, la pauvreté, l’isolement, la décadence de la western civilisation dans tout son ensemble.

La prestation est puissante, énervée, entrainante et on en a pour notre argent. On va pas mal entendre parler de ce groupe dans les années à venir, c’est certain.

A noter la participation très remarquée de Hyro the Hero, le rappeur américain qui vit à Nantes ! Les fans sont aux anges !

Au final le groupe a livré une performance énergique, fidèle à leur style mêlant rock alternatif, hip-hop et une esthétique old-school assumée. Leur reprise de Cypress Hill a particulièrement marqué le public, ajoutant une touche inattendue et percutante à leur set.

Crédits photo : Cyril Metal Mad

Quand on croit que le Hellfest s’installe dans une sorte de routine dans la programmation, quand il semble que ce soit toujours un peu les même qui reviennent, alors d’un coup le Hellfest nous surprend, nous déstabilise et ça c’est juste énorme. Globalement je dirais que l’affiche de cette année est assez rafraîchissante, beaucoup moins d’antédiluviens du metal et beaucoup de nouveautés et de nouvelles tendances et ça c’est bien.

Dans ces inattendus il y a Prayers, le groupe de Cholo Goth venant de Los Angeles. Précédé par ses deux camarades M. Chino et Glare, deux colosses musclés couverts de tatouages témoignant de leurs passés tumultueux, Leafar Seyer entre en scène, vêtu de cuir, debout et fier, salut la foule qui s’accumule devant la Valley.

La majeur partie du public sont des connaisseurs, ils reprennent les textes de Prayers avec passions, tous témoignant du lien qui les unis avec l’univers groupe sur les souffrances et les difficultés qu’une vie peut nous réservées mais aussi sur les espoirs et le droit à la rédemption.

Le titre le plus marquant est le final très attendu par tout le monde « La Vida Es Un Sueño » dont le refrain est entonné par tout le monde dans une joie communicative.

Je n’aurais jamais cru avoir la chance de voir Prayers en concert, je l’ai découverts il y a des années et sont univers m’a beaucoup touché. Il a su renouveler et faire évoluer le goth.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus, retrouvez nos articles sur le groupe ainsi que notre interview :

Sans préambule, Lorna Shore débarque tel un monstre assoiffé de sang. Will Ramos, le frontman polyglotte, envoie ses premières prouesses vocales toujours aussi impressionnantes !

Le public du Hellfest est en feu dés le début, impossible de lever le smartphone dans cette vague déchainée qui s’enflamme sous la puissance incontestée du groupe.

Cette année le groupe de deathcore américain bénéficie de la mainstage et compte bien s’en approprier toute la surface. Les musiciens s’entrecroisent, sautent, hurlent, c’est dynamique, c’est entraînant et fascinant.

Magistral Lorna Shore, encore une performance à la hauteur de la légende, on en a les trippes toutes retournées et le visage des festivaliers qui sortent du pit sont un mélange de fatigue et de béatitude (avec la peau proche de la couleur de la merguez grillée…).

Crédits photo : Cyril Metal Mad

Setlist Lorna Shore :

Sun Eater – Cursed to Die – Oblivion – To the Hellfire – Pain Remains I : Dancing Like Flames – Pain Remains II : After All I’ve Done, I’ll Disappear – Pain Remains III: In a Sea of Fire.

Voici de nouveau un ovni dans le ciel chauffé à blanc par le soleil du Hellfest. Les membres évadés de la machine à tube Ghost nous propose depuis 2019 une music électronique qui semble être sortie tout droit d’un jeu vidéo des années 80.

Mixte gigantesque de pop culture dans lequel on va retrouver des références aux films de science fiction, au musique électronique et aux gadgets électroniques des eighties. Je vous recommande d’aller faire un tour sur leur site officiel, il est entièrement en monochrome pixelisé, on se croirait sous langage DOS.

https://priestnexus.com

Ambiance rétro avec leur habit de cyborgs tout droit sorti d’un vieux film d’anticipation, l’œil rouge transperçant la foule, Priest nous embarque dans son univers à part, fait de refrains chantants, d’accord synthétiques et de mélodie entrainante. Une belle parenthèse qui montre l’ouverture que prend aujourd’hui le festival, que ça plaise ou non…

Retrouvez notre interview exclusive !

Setlist Priest :

The Pit – Neuromancer – Black Venom – Blacklisted – Just A Game – My Lonely Heart – Demon’s Call – Burning Love – World on a Wire – Obey – History in Black – Vaudeville

Je ne pouvais pas terminer ce report sans parler de Cypres Hill. Littéralement : « La colline aux Cyprès », nom inspiré par le quartier de Los Angeles où ont grandi les membres du groupe, se servant de la musique pour s’échapper des gangs et de la violence.

Pourquoi je vous raconte ça ? D’abord parce que j’adore partager ce que je viens de lire sur wikipédia mais aussi et surtout parce que je trouve que c’est très symbolique et représentatif du groupe. On se trouve ici devant une pointure mondiale du Hip-Hop, ils font parti des groupes fondateurs du genre dans les années 80, et surtout ils ont tous des origines mexicaines ce qui est pour l’époque (et encore aujourd’hui à cause du nain jaune/orange) une petite révolution.

N’en déplaisent aux fans de true black et autres extrémistes musicaux qui ont saignés du nez lorsqu’ils ont vu ce groupe à l’affiche, Cypress Hill est certainement plus metal dans l’esprit de rébellion que nombre d’autres groupes obnubilé par les épées ou par la tristesse et la mélancolie.

En tout cas Cypress Hill nous a offert un show hors du commun qui a fait du bien à mon petit cœur d’ado qui bas encore dans ma poitrine de cinquantenaire. La prestation était magistrale, tout en groove et en force tranquille. Bien plus énergique que d’autres groupes de leur génération dons le nom est un insecte que l’on trouve dans le désert et dont la piqure peut être fatale. Bon j’arrête là avec les devinettes débiles ! A croire que je suis bien fatigué.

Hellfest : peut-être le renouveau ?

Pour conclure sur cette édition 2025, le Hellfest nous a offert une affiche rajeunie, avec des groupes représentatifs de la jeune génération et qui ont de vraies propositions artistiques, des talents indéniables qu’il faut soutenir en toute circonstance.

La place de la femme dans le metal tend à devenir un standard sans que l’on ai besoin forcément de mettre le doigt dessus et ça c’est plutôt bien, il faut continuer dans ce sens.

Il manque cela dit encore beaucoup de représentation culturelle diversifiée, si la progression est visible dans les groupes (et on espère que la tendance va continuer dans ce sens), elle tarde par contre à venir parmi les festivaliers, c’est encore globalement des nuances de roses que l’on trouve dans la foule (bon même si cette année, la couleur de peau du festivalier était plutôt proche du rouge carmin…). Peut-être faut-il changer l’image globale de la musique metal ? Je pose ça là sachant que bien sûr c’est un sujet qui divise et qui ne trouvera pas d’issu sauf si les personnes concernées se l’approprient.

Donc pour finir, bravo au Hellfest pour cette magnifique affiche bigarrée et éclectique qui fait que tout le monde y trouve son compte. Nous obligeant aussi à ouvrir nos esprits à d’autres sphères musicales riches et émotionnellement épatante. Merci et à l’année prochaine !

Cyril MMTV

Laisser un commentaire

Tendances

En savoir plus sur Metal mad tv

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture