
L’arrivée sur le site se fait assez rapidement et facilement cette année. Une porte monumentale et une mise en scène impressionnante autour de la Gardienne des Ténèbres a été mise en place à l’entrée du festival. Le soleil tape fort et la chaleur est difficilement supportable, ce qui annonce un week-end difficile.
Skindred (16:30 – 17:10)
Skindred ouvre les hostilités sur la Mainstage. Le mélange de reggae et de metal est très efficace sur le public qui commence déjà à enflammer le pit. Benji Webbe, arborant un manteau de fausse fourrure colorée, incarne à merveille l’excentricité britannique. On peut déplorer le manque de « Gimme That Boom » sur la setlist et une petite coupure de son mais le concert reste un très bon souvenir. Un bon échauffement pour le reste de la soirée !
Seven Hours After Violet (17:15 – 17:55)
On enchaîne ensuite avec Seven Hours After Violet sur la scène d’à côté. Ce groupe américain formé avec Shavo Odadjian de System Of A Down n’a sorti qu’un album mais poursuit une ascension fulgurante jusqu’à jouer sur la mainstage du Hellfest après seulement un an d’existence. Leur nu-metal agressif et moderne enflamme le public et les voix des deux chanteurs sont clairs et très justes. Le groupe comme le public semblent satisfait de ce premier Hellfest pour Seven Hours After Violet.
Apocalyptica (18:00 – 18:40)
On continue sur les Mainstage avec Apocalyptica et ses violoncelles. La maîtrise de leurs instruments, dans un répertoire métal, est impressionnante. La setlist est entièrement composée de reprises de Metallica, le groupe de prédilection des finlandais. On aurait bien aimé entendre quelques unes de leurs compositions mais le show est fait.
Kim Dracula (18:45 – 19:25)
C’est au tour de Kim Dracula de performer devant un public de 50 000 festivaliers, le plus grand concert qu’ils aient jamais fait ! Le groupe est à fond du début à la fin, et ça se sent ! Le public accroche tout de suite au style hybride (trap, metal, jazz…) et à l’univers du groupe. Samuel Wellings (le vrai nom du chanteur tasmanien), toujours aussi déjanté sur scène (jusqu’à « éclater » un pied de micro sur scène), nous offre une prestation vocale impressionnante, du scream au rap en passant par le chant jazz. Le son est très bon et la setlist représente bien tout le répertoire du groupe. Un concert parfait en somme !
Airbourne (19:30 – 20:20)
On revient à du hard rock pur et dur avec Airbourne. Un show explosif, dans l’esprit rock’n’roll comme on l’aime. De la bière (à consommer avec modération bien sûre !), de la sueur et des décibels, que demander de plus ? Peut-être des transitions moins longues entre certains morceaux. Mais peu de points négatifs, ce concert reste très carré et marquant.
Imminence (20:25 – 21:15)
C’est ensuite à Imminence de nous impressionner avec son post-metalcore moderne. Le groupe suédois donne le ton dès leur entrée sur « Temptation » : place à la musique et aux émotions. La setlist se concentre sur leur dernier très bon opus « The Black » avec cinq titres joués. Tout le concert est un mélange de douceur, de brutalité et de sensibilité. Les riffs de guitare mélangés à la mélancolie du violoniste et chanteur Eddie Berg nous transporte instantanément dans leur univers. Le breakdown de « God Fearing Man » restera un des moments les plus marquants de la soirée avec le guitariste rythmique Harald Barrett qui jouera de son archet. Eddie Berg marquera encore les esprits avec son violon entrecoupé de scream. Son élégance et son agressivité entremêlées rend la prestation encore plus charismatique. Enfin, le final sur le titre « The Black » réussira à me tirer quelques larmes. Un concert émouvant qui marquera les esprits pour sûr !
Petite pause pour se reposer à l’ombre et manger pendant Till Lindemann avant de se diriger vers l’altar pour Jinjer. Le soleil est en train de se coucher et la chaleur est devenue supportable.

Jinjer (21:50 – 22:50)
C’est sur l’Altar plus que remplie (si bien que certaines personnes ne verront même pas la scène) que Jinjer va performer. Le groupe de metalcore-djent progressif à sorti son très bon album « Duél » le 7 février dernier. Ce n’est donc pas étonnant que tant de monde se présente pour assister à leur concert, d’autant plus qu’ils sont très peu nombreux en France. Dès l’entrée des ukrainiens, le son est parfait, les lumières et les écrans captent l’attention des spectateurs et on sait que ça va être un show magistrale ! La très charismatique Tatiana Shmayluk attire tous les regards. Son chant est parfait malgré ses mouvements sur toute la scène. Les instruments sont tout aussi carrés, c’est très impressionnant quand on connaît le niveau de difficulté. J’ai malheureusement dû quitter le concert en plein milieu car Rise Of The Northstar jouait au même moment sur la Mainstage et je voulais absolument les voir. Mais le concert était tellement monumental que j’aurais voulu rester. On espère les revoir très vite sur les terres de Clisson, et sur une Mainstage cette fois !
Rise Of The Northstar (22:25 – 23:25)
Rise Of The Northstar remplaçait Ultra Vomit à cause des problèmes de santé du chanteur Fetus. Le groupe parisien n’avait donc que 3 semaines pour se préparer. Mais le show est plus que réussi ! Dès l’intro de « Nekketsu« , on a envie de headbanger comme des fous sur leur crossover ! La setlist est composée essentiellement de grands classiques et de leur nouveau single « Neo Paris« . Un grand drapeau français/japonais avec le logo du groupe est déployé comme backdrop et des pétales de cerisier japonais sont lâchés sur la scène. On sent que le groupe ne fait pas les choses à moitié et a pour but de marquer les esprits. En effet le budget est là, le groupe est à fond et le public bien présent. On peut juste regretter certaines transitions quelques peu maladroites, mais qu’ils n’ont sûrement pas eu le temps de travailler. Mais cet évènement est un grand moment pour le public comme pour la carrière du groupe ! On finit le concert sur un teaser : un nouveau single pour le vendredi 27 juin en featuring avec LANDMVRKS !
KoЯn (23:30 – 01:00)
Il y a énormement de spectateurs présents pour KoЯn, la tête d’affiche du soir. Normal quand on sait la référence qu’ils représentent ! Le choix était dur avec Whitchapel qui jouait au même moment sur l’Altar mais j’ai choisi le groupe de nü metal parce que j’étais déjà vers les Mainstages. Ecrans géants, lumières hypnotiques et une setlist remplie de classiques, le groupe californien ne fait pas les choses à moitié ! Le son de la batterie et de la basse empiète parfois sur les guitares et la voix, mais l’ensemble reste audible. Le public est dans le concert mais je m’attendais quand même à plus de réactions de sa part. Peut-être que j’étais juste mal placé ou que la chaleur avait finalement rattrapé les festivaliers. Mais le concert est très carré, les transitions fluides et KoЯn prouvent encore qu’ils sont en forme !
Electric Callboy (01:05 – 02:05)
Quoi de mieux que du « partycore » pour finir cette belle journée ? Electric Callboy arrivent sur scène après une petite intro de « Elevator Operator« . Dès les premières notes le public devient fou et on sait que ça va être la fête ! La setlist contient tous les classiques, que le public n’hésite pas à chanter à tue-tête. Reprise de Maggie Reilly, schlager, feat avec BABYMETAL. Still Waiting de Sum 41 sera joué en hommage à Frank Zummo, ancien batteur du groupe de pop punk, qui à rejoint Electric Callboy après le départ de leur batteur d’origine, David Friedrich. Confettis, lumières, écrans et pyrotechnie, le show est impressionnant ! Ils nous quittent en laissant Vamos a la playa en fond, ce qui permet aux personnes encore en forme de lancer un dernier petit mosh pit. Un concert passé bien trop vite pour clôturer cette journée.
Résumé : Le Hellfest s’est encore amélioré au niveau de l’organisation on peut donc les remercier bien fort ! L’affiche de cette journée correspondait bien à mes attentes et aucun concert ne m’a déplu. Ce sera donc une journée qui restera à jamais gravée dans ma mémoire pour tous les bons moments que j’ai passés !







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