Alors que l’été approche, les ténèbres s’apprêtent à se répandre sur les scènes européennes. Kat Von D, prêtresse gothique et véritable icône contemporaine, entame début juin une tournée qui s’annonce envoûtante, aux côtés du ténébreux Chologoth Prayers. L’occasion parfaite pour revisiter le parcours de cette artiste totale, à la croisée du tatouage, de la mode et de la musique.

Kat Von D s’est fait un nom là où beaucoup n’osaient même pas rêver : dans le monde ultra compétitif du tatouage.
À 16 ans, elle tatoue déjà, portée par une fascination précoce pour l’art corporel. Sa notoriété explose avec l’émission « LA Ink », où son charisme, son style unique et sa technicité font d’elle une star mondiale.

Son style ? Noir, audacieux, souvent ornemental ou inspiré des portraits classiques. Mais Kat n’est pas qu’une main habile : c’est une personnalité entière, viscéralement artistique.

Forte de sa notoriété, Kat fonde Kat Von D Beauty, marque de maquillage cruelty-free et vegan qui devient culte. Elle y impose une esthétique dark élégante, riche en pigments noirs, rouges sang et dorures baroques. Son univers s’étend aussi aux vêtements avec des lignes de mode marquées par le goth glam et une touche victorienne.
En 2020, elle vend sa marque pour se consacrer pleinement à la musique. Et là, l’ombre prend un autre visage.
Avec l’album « Love Made Me Do It » (2021), Kat entre officiellement dans le monde de la musique darkwave, synth-pop et goth rock. Sa voix grave et sensuelle, proche d’une Siouxsie Sioux ou d’une Zola Jesus, s’impose dans une production léchée, aux synthés nébuleux et aux rythmes hypnotiques.
Mais c’est avec son dernier album, « My Side of the Mountain » (2024), que Kat Von D nous ensorcelle vraiment. L’album est produit avec soin, mais sans excès. Pas d’effets clinquants. On sent que Kat a voulu épurer.

Beaucoup de morceaux reposent sur des synthés analogiques aux textures soyeuses, des guitares réverbérées à la Twin Peaks, et des rythmes parfois absents.
Dans une interview donnée à Post-Punk.com, Kat déclarait :
« J’ai voulu faire un album que je pourrais écouter seule à 3h du matin, sans avoir besoin de personne pour le comprendre. »
Et c’est exactement ça. C’est un disque de solitude assumée, d’ombre douce et de beauté fanée.
Dans une interview récente, elle confiait :
« J’ai toujours été attirée par l’obscurité, pas parce qu’elle est triste, mais parce qu’elle est honnête. La musique me permet de mettre ça à nu sans filtre. »
Ses clips sont souvent en noir et blanc, oniriques, parfois macabres mettent en scène une Kat mystique, androgyne, parfois funèbre, toujours envoûtante. Une esthétique goth pleinement assumée, qui parle autant aux fans d’Evanescence qu’aux puristes du post-punk.

La tournée européenne 2025 démarre le 4 juin prochain en Europe et uk, Kat Von D n’est pas seule pour cette aventure : elle partage l’affiche avec Chologoth Prayers, figure montante de la scène dark alternative, au style mystique et aux sonorités expérimentales. Ensemble, ils forment un binôme fascinant : elle, vamp glam venue des salons de tatouage ; lui, messager d’un goth latino aux accents cybernétiques.
Le show promet une expérience immersive, entre performance visuelle, son lourd et communion sombre.






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