
Le 26 Février dernier, le duo nordiste Arc Bag a sorti son nouvel EP, Chimère Mécanique. J’ai fait la connaissance de ce projet lors de l’édition 2024 du Petit Wood. Avant de me rendre sur site, je n’avais jamais entendu parler de ce dernier, mais étant quelqu’un de curieux, j’ai assisté à leur performance live. J’ai beaucoup apprécié ce que j’ai entendu (Au point de demander si une interview était possible, ce que les deux musiciens ont accepté avec la plus grande gentillesse), et, de ce fait, je me suis mis à suivre le projet sur les réseaux sociaux afin d’être au courant des prochaines sorties.
C’est courant février que Agnès m’a contacté afin de m’informer de la proche sortie de leur nouvel EP. Comment ne pouvais-je pas faire une chronique sur ce dernier ? D’autant que lors de leur passage au Petit Wood, les zikos nous avaient joués plusieurs morceaux de cet EP. Une sorte d’avant première en quelques sortes. J’avais beaucoup apprécié ces derniers, et tout particulièrement « Elephantine ». Vous vous doutez donc que j’étais impatient d’entendre l’entièreté de l’ouvrage.
Je n’ai pas été déçu du voyage. L’EP s’ouvre sur le morceau « Expodrame » qui instaure une ambiance que je qualifierais d’anxiogène. Un rythme qui augmente petit à petit, mais qui se veut de plus en plus … malsain, si je puis dire. Je « verrais » parfaitement cette musique dans un film comme 28 jours plus tard : La tension monte crescendo. Je dis ça pour ce premier morceau, mais chaque musique du projet pourrait s’inclure parfaitement dans le monde du cinéma. C’est d’ailleurs cet aspect de Arc Bag qui me fait beaucoup pensé à un autre projet musicale, Maudits.
Vint le second titre (Et mon préféré), « Éléphantine ». De nouveaux instruments électroniques font leurs apparitions, ce qui m’avait beaucoup plu lors de ma première écoute. L’ambiance qu’instaure ce son diffère un peu de son prédécesseur, dans le sens ou le côté « menace montante » est toujours présent (Avec notamment les passages de roulement de caisse clair et la vitesse du violon qui se fait de plus en plus entendre), mais nous avons également des passages plus épurés qui nous offrent une sorte de petite pause avant que le rythme ne se fasse plus rapide à nouveau. Parfait pour garder son attention tout au long de l’écoute.
3Ème titre : « Cabaret Bazar ». Titre un peu plus sautillant avec un piano qui me rappelle pas mal Deep Purple à certains moments. Un peu plus, mais pas trop : Ce sentiment oppressant est toujours présent.
Mais il disparaît entièrement avec la musique suivante : « Comédia ». Pour le coup, il porte bien son nom. Une toute nouvelle facette de l’album nous est alors proposé : Un morceau jovial, qui m’a fait sourire à chaque écoute. Il est d’ailleurs intéressant que « Comedia » soit pile au milieu de l’EP, tant on a l’impression de passer dans un autre univers avec des passages beaucoup plus aériens. Et on reste dans la même formule avec « Dispolyphone » qui s’ouvre sur une boîte à musique (Qui, je pense, rappelleront pas mal de bons souvenirs à beaucoup d’entre nous), et enchaîne sur ce qui me semble être la musique la plus joyeuse de Chimère Mécanique. Autant « Comédia » faisait office de cassure (En quelques sortes) avec les premiers morceaux plus « sombres », mais avec « Dispolyphone », les deux musiciens confirment et signent cette nouvelle ambiance plus enjoué, plus souriante,…
Et ses dires ne sont que confirmer lorsque l’on entend le titre « Coda Solar » qui vient clôturer l’ouvrage. La bonne humeur délivrée par le son est toujours au rendez-vous. J’ai encore l’impression d’«écouter » un film : Cette musique sonne un peu comme si le héros de la fiction était arrivé à atteindre son but et qu’il retournait chez lui, l’esprit apaisé en sachant qu’il avait fait tout ce qu’il avait à faire, et qu’il était enfin temps pour lui de se reposer…. C’est un ressenti personnel, je rappelle. J’ai beaucoup apprécié mes (Nombreuses) écoutes de Chimère Mécanique. Cet ouvrage a su me faire voyager à beaucoup de moments. J’adresse un gros merci à Agnès et Yohann pour ce super EP. J’ai hâte d’entendre ce que le duo nous réserve à l’avenir…







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