Salut les chevelus,

Les pieds bien au fond des Santiag, le gilet en jean couvert de patchs de groupes surplombant un pantalon moulant, une paire de RayBan « pilote » coincée entre le nez et la frange, une bière chaude à la main, la clope au bec et le walkman à fond, voilà les souvenirs qui me reviennent lorsque j’écoute «Realm of the Tourmentor» : moi dans les années 90, écoutant du hivi-mitol !

Alors ouais, ce sont des bons souvenirs qui remontent, des riffs entrainant en cascades, des solos de gratte enflammés, le headbanging impossible à réfréner, le style vestimentaire aléatoire… C’est cela que le combo anglais nous propose : une musique ressuscitée qui fait du bien au moral.

Evidemment ce sont les vieux comme moi qui vont frémir en entendant ce son tout droit sorti de leur adolescence, mais pas que, Dream Tröll y ajoute assez de modernité pour que cela plaise à la nouvelle génération et il y a quelque chose dans l’énergie et la sincérité du groupe qui est intemporel.

L’album commence par deux titres : « The Tormentor » et « She Got The Devil Inside » qui forment un bloc d’entrée et qui s’enchainent presque en une seule entité très heavy metal old school, entrée en matière hyper efficace d’ailleurs.

L’intro de « Winner take Nothing » vous donne envie de danser comme Carlton dans la série « Le Prince de Bel’Air » : un déhanchement endiablé avec un sourire aux lèvres un peu béat, ne gâchez pas votre plaisir, lâchez-vous… La seconde partie du morceau est un exercice de questions/réponses guitare/basse/batterie vraiment excellent avec des modifications de tempo, c’est aussi ça Dream Tröll, du vieux Heavy qui tâche avec une dose de prog. : jouissif.

« Here Come Chaos » sent comme un vieux titre de Van Halen à l’époque de « For Unlawful Carnal Knowledge », grosses rythmiques, solos en veux tu en voilà (guitare et synthétiseur), c’est puissant et entrainant à la fois, les refrains s’envolent vers l’espace infinie et au-delà…

« Watch it Burn » est le titre le plus agressif et aussi le plus original de l’album, tempo plus rapide que les autres, les riffs furieux s’enchaînent parfaitement, power chords étouffés, riffs-solo énervés et breaks bien sentis, on en voit de toutes les couleurs, du pur bonheur !

« As Death Rains from the Sky », le dernier titre, mid-tempo, le plus mélodique de l’album, c’est le titre épique comme les affectionnent le groupe, chaque album en a un, les montées en puissances sont vraiment réussies, certains passages prennent littéralement aux tripes. C’est le bouquet final !

Pour conclure, un album bien agréable pour les fans du genre, on pourrait regretter les grandes envolées que l’on pouvait trouver dans les anciens albums, j’avoue ne pas me lasser d’écouter un « Mons Ominosus » de « The Knight of Rebellion » …

On peut souligner aussi que la transition est réussie pour le nouveau chanteur, sa voix est proche de l’ancien donc il n’y a pas trop de surprise à ce niveau-là.

On espère les voir en live sur le sol français dans l’année qui vient.

Longue vie à Dream Tröll !

L’album « Realm of the Tpurmentor » sort le 2 juillet prochain, vous pouvez le précommander ici :

Musique | Dream Tröll (bandcamp.com)

Vidéos :

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